Les peintres du mois de juin 2013

Publié: juin 2, 2013 dans peintures, arts

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à Saint-Amand-en-Puysaye

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Le samedi 6 juillet 2013,

Marie-Pierre Carlier et Brigitte Ghislain « Chez Babette et Eva » (repas-spectacle) au restaurant, 73 rue Camille Barrère à la Charité sur Loire, réservations nécessaires au 0386700154 Le spectacle « la môme Piaf » : « Monnot-Piaf » sera présenté vers 20h00, pendant le repas. Un chapeau recevra vos dons pour les artistes.

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Maguy Gracedieu expose du 26 juin au 24 juillet à l’office du tourisme de  Saint-Saulge. Vernissage le 05/07 à partir de 18 heures.

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Un été musical à Nevers !

L’Office de Tourisme de Nevers et sa région organise cet été 2013 la deuxième édition de « Garçon, la note ! ».

Le principe est simple : 1 jour, 1 concert, 1 bar-resto !

Il s’agit d’un festival de musique aux terrasses publiques de cafés et restaurants du coin. Le concept est né à Auxerre en 2001. Depuis, les offices de tourisme en France se multiplient pour l’organiser à leur tour. La population locale et les touristes peuvent découvrir le programme en se rendant à l’Office de Tourisme, au Palais Ducal à Nevers, ou bien sur Internet par le site web de l’Office de Tourisme ou sa page Facebook. Cette année l’opération se déroule sur 31 dates, dont le programme et la régie ont été effectués par le célèbre « Faust », bien connu dans le milieu de la scène et dont la réputation n’est plus à faire. La qualité des groupes choisis et le travail de régie vous étonneront : Office de Tourisme de Nevers et sa région : 4 rue Sabatier : Palais Ducal : Tél : 03.86.68.46.00 Mail : contact@nevers-tourisme.com

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« D’just envahit l’agglo ! »

Je ne sais pas pourquoi, mais lorsque je découvre un groupe de musique ayant au chant une fille, j’attends immédiatement d’entendre de l’ « Evanescence ». Certainement qu’au fond de moi, c’est le top de la voix féminine. Eh bien avec D’Just, j’ai obtenu beaucoup plus, ce vendredi soir 12 avril 2013, au bar « Le Chat qui Louche », rue Saint-Etienne, à Nevers ! J’ai eu droit à mon « Evanescence », mais toutes les musiques étaient incroyablement jouées et interprétées : le « New-York avec toi » de Téléphone a fait chanter le public, l’acoustique de « Poker Face » de Lady Gaga a été couronné d’applaudissements, « Le Sud » de Nino Ferrer nous a fait redécouvrir nos grands classiques. Un trio acoustique, composé d’Eric à la guitar, Alex à la batterie et Elisa au chant.

Un trio familial : le père, la fille, le cousin. Alex m’a impressionné à la batterie, notamment lorsqu’il a suivi le rythme imposé par Téléphone, dont le batteur était réputé pour son excellence. J’ai adoré la simplicité du groupe. Pas de chichis, juste de la musique… je dirais d’ailleurs « D’just » de la musique !

par Philippe Jeannet

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Marc Vérat

Au conseil général de la Nièvre

du 25 juin au 31 août

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Voix du Monde en concert
21 juin pour la fête de la musique à l’église Saint-Etienne de Nevers et le 28 juin à 20h30 à l’église de Germigny-sur-Loire.

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Le Centre de Musique Contemporaine de l’APREM au Festival Loire et Nohain
Dans le cadre du Festival Loire et Nohain qui se déroule du 14 juin au 6 juillet 2013, Le Centre de Musique Contemporaine
de l’APREM propose une découverte de la musique contemporaine. A cette occasion, nous organisons trois évènements :

– Une exposition intitulée « Musiques Contemporaines, musiques du futur ? »

Cette exposition se déroule du 14 juin au 6 juillet à la Médiathèque intercommunale de Cosne-Cours-sur-Loire.
Nous allons faire découvrir et partager avec le public un répertoire parfois déroutant mais abordable.
Nous y présentons :
– Le vocabulaire technique permettant une meilleure compréhension des œuvres
– Les compositeurs les plus importants des XXème et XXIème siècles
– Des œuvres emblématiques de cette période. Le public aura la possibilité d’en écouter des extraits sur les bornes d’écoutes.

– Des séances d’écoute couplées à des conférences

Ces séances sont destinées aux collégiens de Cosne sur Loire, des élèves de l’école de musique, du public de la médiathèque et toute personne intéressée par le sujet.
Les séances ont lieu le 19 juin 2013.
– Le matin pour les collèges
– A 18 heures pour l’école de musique et le public de la médiathèque
– A 20 heures pour la chorale de l’école de musique et consacrée plus particulièrement au répertoire vocal contemporain.

– Un concert

Le concert a lieu à la salle des fêtes de Cosne-Cours-sur-Loire à 20 heures le 26 juin.
Nous jouerons des pièces électroacoustiques, des musiques mixtes flûtes et électroacoustiques, des oeuvres pour flûte seule et clarinette seule.
La classe de guitare improvisera une pièce.
Une création originale composée par Sophie Dufeutrelle et Alain Chaussin sera interprétée par un ensemble de flûtes et de musique électroacoustique.

Le 14 juin, pour l’inauguration du Festival de musique Loire et Nohain à la médiathèque de Cosne, Alain Chaussin a réalisé une visite commentée de l’exposition. Il a également donné une conférence consacré à l’oeuvre de Pierre Boulez.

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Jeudi soir 20 juin à Cuffy, à la galerie Insolite du Pont-Canal du Guétin, la peintre Danielle Authier nous parlera de la dimension psychanalytique de ses toiles sur les mots. J’animerai cette rencontre avec les fans de l’artiste de 19 à 20 heures. Entrée gratuite et apéro !

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Axelle Remeaud, une jeune artiste neversoise expose en ce moment à Paris. Elle nous fait passer un article de florian Gaité, mai 2013 sur ses créations : Exposition du vendredi 7 juin au vendredi 23 juin 2013 à Point Éphémère : ouvert tous les jours | 14h-19h | entrée libre.


Quel effet le désir imprime-t-il sur notre perception des objets ? Cette question contemporaine, largement exploitée dans les mouvances du féminisme, de l’art corporel, de la photographie de l’« extime » ou de la sculpture biomorphique, trouve dans les propositions d’Axelle Remeaud l’occasion d’une synthèse esthétique, voire esthétisante. Ni renouvellement de la critique de l’aliénation sexuelle, ni grand discours sur l’émancipation, cette œuvre émergente neutralise les grands mots au profit des images. Avec Métonymiques, la référence à la littérature ne vise donc pas tant la parole poétique que l’imaginaire qu’il suscite à coup de déplacement, de déformation, de fragmentation, de travestissement et de métamorphose. Les œuvres d’Axelle Remeaud travaillent ces relations substitutives (la réduction du tout à la partie, du contenant au contenu, de l’artiste à l’oeuvre) pour exploiter au mieux la plasticité de notre visibilité libidinale : le fétichisme, le voyeurisme, l’exhibition, en un mot les modalités du fantasme, jusqu’à la plus sadique. Le mécanisme du désir n’est en effet pas ici pure affirmation, il se compose des rejets et des différés dans lesquels se noue la relation à l’objet, selon un jeu bien connu des psychanalystes entre pulsion de vie et pulsion de mort. A travers des chignons montés en trophée, une assemblée de sculptures-poings ou des seins d’agrumes fixés dans du miel, Axelle Remeaud exploite, avec un réel souci du matériau, la créativité plasticienne de nos regards intimes.

La métonymie est un moyen d’atteindre un objet par un détour symbolique. Dans le travail d’Axelle Remeaud, ce détour prend une forme plastique, celle de matériaux appréciés pour leurs capacités métamorphiques : matières organiques (résine) et biologiques (végétales, animales), ou matériaux picturaux (du papier à l’image vidéo). La valorisation de la matière compense en un sens la perte de l’objet, déformé par nos perceptions désirantes, mais elle permet surtout, et avant tout, de séduire le public. Le scintillement d’avant-bras en résine, le composé chromatique des tableaux de miel, la netteté du trait ou la préciosité d’un squelette emplumé sous cloche accrochent le regard du spectateur, et le dispose à la contemplation. Pourtant en seconde approche, l’œuvre révèle des aspects troublants, freinant l’élan d’adhésion et lui opposant un retour pulsionnel, une répulsion. Chevelure par exemple manifeste en première lecture tous les attraits d’une pièce onirique, mobilisant l’imaginaire enfantin des princesses aux longueurs capillaires, la charge érotique de la représentation classique de la féminité et la symbolique de la sophistication séductrice. En seconde analyse toutefois, le chignon se fait instrument d’une réification de la femme, montée en trophée de chasse, face auquel s’installe un certain malaise, accentué par l’absence de visage, fantomatique ou mortifère. La multiplication des chignons confirme l’expérience d’un objet étrange, semblant se replier sur lui-même, et créant en son milieu, sous des atours brillants, une sorte de béance, un point de fuite sombre, une menace d’invagination. 

Bien que nourri des réflexions sur le corps féminin (de Woolf à Foucault), ce travail interroge moins la sexualité comme fait social qu’en tant que medium à part entière, ressort d’une fantasmatique inépuisable. Assumant l’héritage des plasticiennes qui lui ont ouvert la voie (davantage Claude Cahun, Mireille Havet et Kiki Smith que Bourgeois et Messager), Axelle Remeaud travaille en femme émancipée, affranchie, parfois éhontée, avec les codes de son propre corps, sans complaisance, ni victimisation, cherchant peut-être à expérimenter ce que Lacan entend par jouissance, le sentiment doux-amer du réel, qui va « de la chatouille à l’immolation».

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Sylvie Preudhomme

Au PAC des Ouches

Vernissage le jeudi 20 juin à 18 heures

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Le 22 juin 2013 à 18H30 à

l’Hôtel Mercure Nevers : 03 86 93 93 86

Avec la soprano Inge Dreisig ,le tenor Jean Marie Citerne et Marie-Pierre Carlier au piano

Dîner aux chandelles sur réservations : 30 euros.

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 Colloque neversois sur Hannah Arendt, organisé par le Salon des Dames, au Palais Ducal, samedi 15 juin

Le bilan officiel : bilan rencontre hannah arendt

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Un public d’auditeurs nombreux et attentifs

Le Salon des Dames évoque Hannah Arendt

Hannah Arendt, philosophe, disciple et maîtresse de Heidegger, internée par les nazis, inventeur du concept de « totalitarisme », elle assiste au procès d’Heichmann en Israël, publie encore de nombreux ouvrage majeurs de la philosophie contemporaine… une grande dame. Cet hymne à la pensée moderne, à la paix, était à l’honneur samedi, à l’initiative du Salon des Dames de Nevers, auteur d’une organisation en forme de débat sur la vie et l’œuvre de la philosophe. L’association a invité ce que la France compte de plus grands spécialistes sur le sujet et proposé une présentation de la vie et de l’œuvre de l’auteur suivie d’une projection de photos et de débats sur les thèmes de « la banalité du mal » et « Faut-il désespérer de la politique ? ». En préambule, un film sur cette femme de culture avait été proposé dans le cadre du ciné-club Acne au Mazarin à Nevers. Cette manifestation a attiré un total d’environ deux cents personnes passées dans la salle du palais ducal où avaient lieu les débats. A la table, dans l’ordre sur la photo : Martine Lebovici, docteur en philosophie, Christian Paul, député de la Nièvre, Véronique Albanel, docteur en philosophie, Etienne Tassin, professeur de philosophie politique et Jérôme Duwa, professeur de philosophie à Nevers et président de l’association Tandem, organisatrice d’un festival culturel à Nevers. Cette première manifestation consacrée à Hannah Arendt devrait être suivie d’une seconde à l’automne.

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Des intervenants de haut niveau

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Etienne Tassin et Martine Lebovici, auteurs de plusieurs livres consacrés à la philosophe.

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Danièle Autier à Cuffy

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Danièle Autier au centre, entourée d’amis peintres.

« Les gros mots », intitulé de l’exposition, sont les mots forts, ceux qui résonnent au cœur de l’artiste. Emancipés de leur orthographe, couchés sur la toile, dissimulés dans les formes et les couleurs, ils jouent à cache-cache avec le spectateur, investissent des dimensions psychanalytiques, musicales.

Ces mots tirés d’une vie, issus des expériences personnelles de Danielle Autier, ont reçu une forme d’hommage coloré où tous leurs sens, propres et figurés, réels et imaginaires se mêlent dans des univers hyper-cadrés à la Piet Mondrian, à la Vasarely.

Danielle Autier y est allée de sa plus belle main, avec des à plats impeccables, des lignes géométriques, pour une série homogène, héritière d’une école moderne proche de l’abstraction. L’exposition est à voir en juin. Il faut y chercher les mots et tenter de les faire résonner en soi, apprécier également les dimensions géométriques et colorées. L’artiste expliquera le sens de son oeuvre, jeudi 20 juin prochain lors d’un face à face avec les amateurs d’art.

Pierre Duriot

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L’organisation de la manifestation du Parc Floral de Vincennes vient de rendre le verdict du public : je suis 18ième sur 70 peintres. Rien n’est pipé, je n’ai demandé à personne de voter pour moi. Content quand même mais comme dirait un ordinaire prof : « peut mieux faire » : on y croit.

Pierre Duriot

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Chez Lucien au Guétin : le 09/06/2013

Rétrospective Bellon : trois ans déjà que Pierre est mort. Il est temps de redécouvrir sa peinture, ses couleurs, ses thématiques. Lucien Verdenet propose ce retour dans le temps, une plongée dans un royaume de couleurs et de matières en trois étapes et trois salles de la magnifique galerie de l’impasse au Guétin. Des nus rebondis, primaires, aux hanches larges, aux seins lourds, bariolés de couleurs vives où la lumière ruisselle sur les rondeurs, où le coup de pinceau chargé donne une dimension tactile, érotique. Puis des hommages, des portraits de nos chers artistes, de nos grands hommes, tirés des livres d’histoire pour une séance de pose avec Belon, une de plus pour entrer dans les encyclopédies. Enfin, en dernière salle, le voyage, les couleurs de l’Afrique du nord, les ambiances bondées des villes écrasées de soleil où déambulent des passants colorés. L’oeuvre interpelle par sa force et ses tonalités ocres, la puissance de ses traits de brosses et des cadrages serrés où le sujet emplit tout l’espace. Et au milieu une surprise : les sculptures des Turbet, père et fils. Chaudronniers de l’insolite, soudeurs improbables, ils livrent un extraordinaire bestiaire métallique, complexe, torturé, aux squelettes sans fin assemblés dans un fouillis de fils et de plaques. Bestioles imaginaires, héros d’airain, oeufs extraterrestres trônent là, impressionnants, comme des organismes de robots figés futuristes et survivants immobiles d’une monde anéanti par les feux de l’enfer. C’est beau, c’est insolite, une grande exposition au bout du pont canal.

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Aux Chapelains à Nevers : Marie Turgis et Alain Guezennec

Plongée samedi matin dans les univers infinis de Marie Turgis. Les carrés acryliques de l’artiste invitent à des paraboles dans des espaces lointains, désertiques ou vaguement aquatiques, profonds, nuageux, colorés, de ces teintes presque extra-terrestres signant des paysages improbables où l’imaginaire de l’auteur le dispute à une réalité lointaine. Marie Turgis voyage avec le pinceau, sans but précis au début et termine au loin dans des atmosphères embrumées issues de l’errance ou de l’exorcisation d’une condition terrestre trop étroite.

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Alain Guézenec rêve moins, travaille, échafaude, imagine en permanence le nouveau destin artistique d’un matériau oublié là, après les avatars de la société de consommation métallique et cartonnée. Il fige la décomposition, les affres du temps, laisse prospérer les moisissures, jusqu’à ce qu’elles révèlent une dimension artistique exploitable. Il sculpte, assemble, colle mais peint aussi, étudie méthodiquement son thème du moment et l’épuise comme il épuise une manne de matière première découverte par hasard. Les deux artistes se côtoient, s’apprécient, exposent ensemble, se complètent, appellent ensemble à de nouvelles visions du monde. A voir, galerie des Chapelains.

Pierre Duriot

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Jean-Louis Magnet : Hanami au Centre social Vertpré.

Les dames écarquillent les yeux incrédules… Comment il fait ça ? C’est Jean-Louis Magnet, il a un secret de fabrication. Ses petits carrés floraux ne lassent pas d’étonner. Les pinceaux fredonnent de la poésie, des couleurs, courent de branches en branches, allument quelques fleurs et la magie opère. Les carrés se collent les uns aux autres, des arbres prennent vie, de ces plantes célébrées chaque printemps au Japon, quand les pétales éparpillés au vent ravissent les dames au visage blanc drapées dans des kimonos traditionnels. Hanami est l’ode au printemps, à la renaissance des cycles de la vie. Magnet explore ce renouveau perpétuel avec une thématique bien à lui, reconnaissable entre mille, à mi-chemin de la peinture et de l’art contemporain, en lien avec l’esthétique et la philosophie. Magnet en bonze souriant, avec son crâne chauve, son empathie toujours de mise, accueillait ses visiteurs vendredi soir au centre social Vertpré : à ne pas rater.

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Prochaine rencontre du Salon des Dames.
« Actualité de Hannah Arendt »
Palais ducal – Samedi 15 Juin de 14h à 18h

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A l’église de Béard : Rendez-vous,  samedi 22 juin prochain à 20 h 30  pour le concert Vibrat’ Hom… à l’initiative de l’association des amis de l’église de Béard.

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Bénédicte Nottegheim Peintures de Brumes et de Couleurs au Cyprès à Nevers vernissage Jeudi 13 Juin à 18 H 00

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Jean-Louis Magnet au Centre social Vert-pré à Nevers, vernissage vendredi 07 juin à 18 heures

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Guérigny : samedi 8 juin : théâtre du Scolopendre, salle François-Mitterrand : 20h30 : Ella pète les plombs.

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FOLLIS

Vernissage le Samedi 15 juin 2013 à partir de 16 h

au CENTRE CULTUREL CONDORCET – place Gudin à CHÂTEAU-CHINON

Exposition du 12 juin au 29 juin 2013

sous le patronage de la CAMOSINE Tél. / Fax : 03 86 36 13 23

Courriel : camosine@orange.fr

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Critique du Roman : « Le syndrome Rapa-Nui » de Pierre Duriot, par Christian Hogard, lecteur à Decize.

http://duriotpierre.wordpress.com

Bixente Herzog est un homme de son époque… et quelle époque : privilèges normalisés, attentats à l’impudeur, réseaux mafieux sous couvert de démocraties, l’inculture de soi et la culture du Moi en primes pour actionnaires. Au delà de la densité de la terrible toile d’araignée exposée, filet volontairement tendue par les « pécheurs » de tous ordres, l’humanité des personnages se creuse et se vide au fur et à mesure de leur vacuité. Les personnages sont étouffés par le monde qui se décrit autour d’eux. Leurs présences deviennent anodine et juste support à une intention de nuire trimballée comme une identité. Une vision du monde pas plus pessimiste que l’intoxication globale dont nous sommes les souffrants. Parfois lucide et froide comme une lame de rasoir. Parfois paranoïde et chaude comme une lave de volcan.  Qui a t’il de gênant dans ces constats particulièrement maussades ?  L’hypothèse basique selon laquelle il semble que ce monde (le nôtre) souffre d’une incrédulité extrêmement préoccupante et qu’elle est source de bien des maux. Qu’elle soit provoquée par la décérébration médiatique où la manipulation par la peur de « manquer » (dans un pays aussi riche, cela est indécent), cette incroyance fait que ne pas regarder les choses comme elles le sont les rend porteuses d’un avenir malheureusement sans surprises.  Rien de très nouveau dans la nature humaine qui va à l’extérieur chercher ses solutions d’intérieur. Féodalité, classes sociales, et tris par QI. Chroniqueur d’un monde de réseaux et de sales desseins, Bixente Herzog ne fait qu’être acteur du monde sans y mettre une quelconque émotion. En est-il dépourvu ? Probablement pas, il les a sexualisées avec sa femme et un tissu de dictateurs modernes, mais ce ne sont qu’émotions factices, apprises par cœur sans le cœur. La peur de ressentir. Très usitée dans notre monde.

Christian Hogard :

http://www.facebook.com/l/uAQHTX_bKAQFq6L-lSfoTgo8hq9FcPuEdwx8x4Zba1aGCtg/www.christian-hogard.book.fr/

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Nevers : Agnès Chatré accueille, galerie des Chapelains, du 06 juin au 22 juin, les peintures et sculptures de Marie Turgis et Alain Guezennec.

Vernissage le vendredi 07 juin à partir de 18 heures.

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Edito de juin : Notre « culture » des urnes…

Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume de la Révolution, au pays des droits de l’homme… Le spectacle médiatique nous étreint de tous bords. A droite, à deux reprises, on s’étripe en sous-main, à coups de bourrages d’urnes et de votes électroniques multiples. Ca bastonne sévère à Paris et les candidats font plus figure de catcheurs que de potentiels maires de capitale. A gauche, on rame, flattant les minorités, oubliant trop souvent que l’art de la démocratie est celui du compromis acceptable par tous plutôt que l’imposition idéologique de quelques-uns aux forceps. Du coup le français de souche hétérosexuel se sent légèrement oublié. Pas sûr que le vote des minorités suffise en 2017. Marine aboie comme son père, va se voir retirer son immunité pour avoir comparé les prières de rue islamiques à l’occupation allemande. Ma pauvre dame, ça ne se compare pas : les Allemands étaient rentrés par les armes, les musulmans, nous les avons invités à venir faire nos sales boulots dans les années 60. Mélanchon s’agite, s’agite encore, provoque, drague les masses populaires, mais sa sondagite reste plate, il ne décolle pas. A quel saint se vouer. Du coup, on demande son avis à Nabila : allo quoi ! La France est devenue un patchwork ingouvernable où les responsables cherchent désespérément un point de rassemblement, une culture commune, un fonds de connaissances et de valeurs partagées, si tant est qu’il en reste un. Mon voisin, arrière-grand-père, résumait ça d’un sinistre : « Mon pau’v monsieur, le pays est ben mal parti ». A quand le candidat commun qui sache parler à toutes les cultures ? Le problème, on le sent bien, c’est que les gens de culture n’ont pas envie de faire de la politique.

Pierre Duriot

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Les jardins de Forgeneuve, dernier article de mai, devrait être en juin : tout le monde aura compris.

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