Les peintres du mois de mai 2013

Publié: avril 30, 2013 dans peintures, arts

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Samedi 1er juin : Forgeneuve jardin des arts

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Sous le soleil exactement, le jardin de Forgeneuve brillait de mille fleurs ce samedi, parsemé de couleurs végétales et artistiques, parcouru de marcheurs aux pas lents, aux yeux écarquillés devant des oeuvres sagement réparties au milieu des arbres. Une nonchalance inconnue après des semaines de pluie, s’est emparée de la vie du lieu. L’événement annuel du Groupe revivait, s’étalait comme rarement dans un bonheur retrouvé par les plantes et les visiteurs. Une vingtaine de sociétaires, des chevalets, des statues, des barnums blancs, des verres de nectars posés sur l’herbe parmi de délicieux pique niques. Il fera bon encore demain dimanche à Forgeneuve, les peintres seront toujours là et l’eau de la Nièvre fera entendre le bruissement d’un printemps tant attendu et premier visiteur de cette manifestation bucolique. Forgeneuve, à la sortie de Coulanges, à droite, ouvert demain dimanche.

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Estivales d’arts de Decize

Salle Olga-Olby

Du 15 juin au 7 juillet

Une organisation du Groupe

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 LE FESTIVAL BARATHONAL / UN FESTIVAL PEU ORDINAIRE

Le dimanche 19 mai, c’est à la Maison de la Culture de la Nièvre et de Nevers que les choristes ont eu l’occasion de montrer l’aboutissement de leur travail à partir de musiques de Jacques Barathon. D’abord la chorale Chiffon Rouge, avec Ecoute bien ce cri, spectacle reprenant pour partie texte et musique de « Un jour plus pur est prêt d’éclore« (créé en février 1990 sous la direction de Raphaël Passaquet dans ce même lieu).La chorale a mis en scène les douze mois du calendrier révolutionnaire (sous le titre de Chantelunes), entrecoupés des textes d’Eric Gautier disant la misère et la révolte du peuple. Ils ont pour cela suivi une double formation toute l’année, en partenariat avec RESO pour les cours de chant ( Caroline Pozderec), avec Voix du Monde pour la mise en scène et la direction des choeurs ( respectivement Barbara Boichot et Pascale Barathon).Cette première partie de concert a eu beaucoup de succès, et ce n’est pas fini pusiqu’ils vont pouvoir la rejouer en ouverture du Festival Eclats de Voix, toujours dans le cadre d’un hommage à Jacques Barathon, le 6 octobre, dans les Deux Sèvres. Mais il faut bien le dire, la deuxième partie du concert réservait une sacrée surprise. Dans un décor en gris/bleu (mosaïque de Jérôme Gulon représentant Robert Desnos) avec des chanteurs et instrumentistes tous vêtus de noir (à l’exception des enfants), un choeur constitué de trois chorales (Chiffon Rouge, Voix du Monde, Chanterive), une chorale d’une trentaine d’enfants (élèves de 6ème du collège Louis Aragon), un ensemble vocal de dix chanteurs, trois solistes ( Pierre Mervant, Olivier Ganzerli, Hernan Alcala) une pianiste(Fabienne Toutain), une contrebassiste(Martien Dubut).

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Tout l’effectif nécessaire à la restitution d’une oeuvre pas facile mais ô combien sensible : LE VEILLEUR DU PONT AU CHANGE. Long poème de Robert Desnos disant le danger, la douleur, mais aussi l’espoir des Résistants, en particulier ceux qui luttaient clandestinement dans Paris et sa banlieue. Partition poignante où le choeur intervient de façon très expressive pour signifier, dans une écriture contemporaine, la profondeur du texte porté par les solistes et l’ensemble vocal. Heureusement, les enfants sont là pour nous rappeler toute la fraicheur – sans naïveté – de la jeunesse. Cette oeuvre de type oratorio était dirigée par Géraldine Toutain qui lui a apporté une dimension féminine, à la fois sensible et dynamique. BRAVO à tous ! Nous espérons que le Festival Barathonal saura nous redonner des moments musicaux aussi beaux que ceux de ce premier cru.

                                                                       Pascale Barathon

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Les photos sont de Jean Pascal Muller

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Showguns : Guérigny : dimanche 26 mai.

Sa guitare et sa voix, ses états d’âme qui sont ceux de tout le monde. Une réflexion existentielle dans la rime : l’amour, le bien, le mal, le rapport aux autres. Engagé quand même, dans la recherche du bonheur, dans la traque de ces méfaits de la société de la production et de la consommation. Des strophes de sagesse, pas moralisatrices, des couplets de pensées autobiographiques, comme des miroirs où chacun se retrouve, les refrains parfois militants mais sans poing levé, une œuvre personnelle pétrie de poésie et égrené au fil des ans vécus. Le répertoire de Showguns pourrait n’être que de la variété, mais c’est plus profond, de la politique, mais c’est plus léger, du rock’n roll, pas tout à fait… C’est de la chanson française, avec un petit message, solide mais sans jugement. A la basse Stève Darnet, une vieille connaissance, écumeur jadis de petits groupes de rock éphémères, solide lui-aussi dans ses accompagnements et toujours dans le tempo. Le même Devin, à la guitare, joue sur tous les registres, passe des arpèges aux accords, laisse sa main droite virevolter sur les cordes, alterne force et douceur, respire le temps d’un soupir parfois, pour mieux reprendre, donner à son jeu un relief très personnel.

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La voix est en écho, toujours juste et maîtrisée, capable d’amour et de compassion, capable aussi de suivre la force de Brel à Amsterdam quand il danse et qu’il tourne comme un soleil. Et puis ce fut la fin, alors le public se mit à chanter lui aussi. Encore une petite ? Deux petites mêmes, mais des reprises. L’artiste à expliqué qu’il avait tout chanté de son répertoire à lui. Ben alors Bertrand, faut en écrire encore !

                                                               Pierre Duriot

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 Showguns : à l’issue de son concert à Garchizy : « Je ne sais comment dire… Cette soirée fut magique… Merci à toutes et à tous pour votre présence, votre attention, vos applaudissements et… Pour tout ce que vous êtes… Un grand merci a ceux qui ont fait en sorte que cela soit possible… À Bernard Levannier pour l’organisation, à Lolo pour nous avoir inondé de lumière… Et à Shifu Micha et Stève Darnet our avoir été mes compagnons de mélodies… Sans oublier Hervé Guillemin grace à qui une vidéo sera très certainement disponible…  À une prochaine fois les gens… À bientôt…. ».

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Nevers : Palais Ducal : Le Groupe : Vendredi 24 mai

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Les membres et amis du Groupe d’Emulation artistique de la Nièvre se sont retrouvés vendredi soir dernier autour du président Frédéric Barbier et de l’invitée d’honneur Marianne du Prëy pour le traditionnel salon de printemps destiné aux œuvres sur papier et cartons. Dessins, aquarelles, gouaches et gravures sont accrochés jusqu’au 9 juin prochain et l’association accueille cette fois encore de nouveaux adhérents. Marianne du Prëy propose une technique mixte d’une extraordinaire finesse, explore le monde des arbres, des écorces et des brindilles avec un dessin proche de la science ou de l’architecture. Thématique végétale, douce et tendre, la série se penche sur un monde de détails et magnifie des ramures trop souvent stylisées en peinture et dont on découvre ici toute la complexité. Les intervenants se sont succédé au pupitre pour appeler les nouveaux adhérents mais également rendre un hommage appuyé aux sociétaires disparus récemment et dont l’absence est compensée par l’exposition de toiles prêtées par les héritiers.

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Patrick Chadeyras-Hean : Val le fabuliste

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Bien essayé Val le fabuliste, de reprendre à ton compte, de ces vieilleries littéraires, de ces animaux philosophes depuis le temps râpés jusqu’à la corde. Bien vu ces allusions aux petites choses de la vie retournées en quelques rimes et expliquées aux profanes en dentelles de mots subtiles. Bien amené ces réflexions dans de l’ancien refait à neuf, sur l’actualité d’hier qu’on croirait de jadis. Ah que je ris de ces lions et de ces rats, transformés en poulpes et calamars, de ces grands penseurs et de ces simples d’esprit qui se rencontrent entre deux rimes. Ce Val là n’est point dormeur, il saisit à vif les petites choses de nos déboires terrestres et les pimente, ou les sucre, pour un rire ou un sourire. Ces fables qu’on a lues petit, ces fables qu’on illustrait sur la page de dessin de nos cahiers d’écoliers, dans les temps anciens, les revoilà, remixées, remaniées, réactualisées et re… de notre époque. De siècle en siècle, on se chipe l’idée, on se la remet à sa sauce, mais ça reste une bonne idée. Les fables de Val, pourront dormir tout le jour sur la table de nuit et chaque soir avant de s’endormir, un petit fou-rire ne saurait nuire. Au éditions Sokrys ISBN 979 -10 – 90584
Pierre Duriot

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LE FESTIVAL BARATHONAL / UN FESTIVAL PEU ORDINAIRE

Samedi 18 mai, au Château de Prye, se sont succédé des spectacles très variés, parfois surprenants.Nathalie Milon, soprano, a commencé son récital par une mélodie de Jacques Barathon, Jeanne, puis a livré une très jolie interprétation des Chansons de Bilitis (Claude Debussy), accompagnée de Marie Pierre Carlier, pianiste, elle a aussi fait découvrir au public des mélodies de Gyorg Ligeti très enlevées. La surprise a été de taille lorsqu’après ce programme déjà copieux, la chanteuse a fait entendre Aria de Cage et Stripsody de Cathy Berberian, deux pièces pour voix seule, morceaux choisis de la musique contemporaine.L’association Voix du Monde, qui organisait ce festival a fait entendre ensuite deux de ses ateliers : In Corde (chant grégorien féminin) et Choeur école. Ce petit choeur s’est lancé dans un répertoire ambitieux et en fait un outil pédagogique pour les amateurs qui le composent « Quelques écritures enceintes » de Jacques Barathon (textes de Daniel Reynaud). Pour terminer l’après midi, ce sont deux spectacles musique et poésie qui se sont succédé :

« Les poètes ne meurent jamais« succession de poèmes choisis et dits par Michel Cordeboeuf et Pascale Barathon, accompagnés au piano par Marie Pierre Carlier. Moment d’émotions partagées avec le public. Et pour finir l’après midi dans la bonne humeur : Exercices de style de Raymond Queneau adaptés et joués par l’atelier ALORS (atelier de théâtre musical de Voix du Monde).

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Après un moment de convivialité où chacun a pu se restaurer, dans ce très beau cadre du Château de Prye, la soirée a été magnifique avec un concert en deux parties où les voix de femmes ont encore été à l’honneur : Les Dames de choeur, ensemble féminin de Bressuire (Dexu Sèvres) dirigé par Anne Koppe. Elles sont enchanté le public avec des extraits d’une pièce de Jacques Barathon Du temps d’avant le temps, quelques berceuses du monde et un Summertime harmonisé par le compositeur célébré dans ce festival.

Triomphe pour le trio Morenica qui a fait voyager le public en l’embarquant dans la culture arabo-andalouse de la fin du Moyen Age. Un programme judicieusement composé, des musiciennes accomplies et généreuses, une chanteuse à la voix et au jeu parfait, le tout dans une mise en scène légère et efficace. Standing ovation d’une salle comble pour dire à ces trois femmes merveilleusement complices toute la beauté reçue dans ce concert.Cette première journée était décidément très réussie !

Pascale Barathon

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Vision d’artiste en mode collectif non officiel

La galerie de la Rue Saint-Martin est en mode non officiel, propose une exposition collective de six peintres, en attendant, peut-être, une reprise de la très officielle et souvent très chic programmation habituelle. Au programme, un collectif d’abstractions et de figurations. Six artistes sont à l’honneur, dans tous les petits recoins du magasin de lunettes d’une manière assez informelle, mais les visiteurs restent invités, à admirer, à déambuler devant les cimaises et découvrir ou redécouvrir essentiellement des membres du Groupe d’émulation artistique.

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Photo : Pascal Thomas, l’un des peintres du collectif en exposition.

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PAC des Ouches : Stéphane Pejak : le trait et le point

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Stéphane Péjak expose une série originale en ce moment au PAC des Ouches, avec de grandes toiles figuratives où trônent des personnages découpés en couches et traits juxtaposés où l’on pense immédiatement aux influences pointillistes de Seurat ou Signac. Exercice intéressant, ces œuvres oscillent entre une forme de néo-impressionnisme et art contemporain. A voir jusqu’au 15 juin.

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CLAIRE–LISE DUFOUR MEZZO-SOPRANO FRANÇOIS GARNIER – GUITARE CHOEUR CRESCENDO Xavier SUAREZ – Percussions DIMANCHE 26 MAI 2013 Eglise Saint-Pierre GUERIGNY

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ns en concert à « l’entre-fêtes » 24 mai à 21:00

Garchizy, salle « l’entre-fêtes »

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Philippe Ménager : une ode à la Nièvre

Ce professeur dijonnais se penche sur sa région, en publie les richesses dans de somptueux livres en couleurs où il magnifie la beauté naturelle ou le travail de l’homme. Le volume de la Nièvre vient de paraître à contre courant des idées convenues selon lesquelles, il n’y aurait rien à voir dans ce département pauvre et rural. C’est bien tout le contraire et dans sa quête, l’auteur a été animé de toute la curiosité nécessaire pour trouver, non seulement les plus magnifiques coins de nature mais également les monuments historiques. Une fois n’est pas coutume, dans ce genre d’ouvrage, on passe aussi par le patrimoine industriel, ce volet entrant lentement dans l’histoire et qui vous transforme un passé parfois poussiéreux en une ligne de vie tendue entre jadis et le présent. Il évite également l’écueil du texte scientifique et descriptif, passe par la poésie, déroule une écriture imagée aux sensibilités émouvantes, tout comme le sont les photographies choisies avec soin. « Le patrimoine nivernais est trop méconnu », explique-t-il, sauf quelques ilots historiques et urbains et suggère ainsi la mise en place d’une politique plus départementale de valorisation des sites et des richesses. Le livre s’attarde avec bonheur sur ces ouvrages d’art ou ces carrés de nature que l’on regarde sans voir, tout ce que des yeux extérieurs peuvent déceler quand les yeux d’ici regardent sans voir. Petit bijou de sensualité pourrait-on dire, tellement le terme peut coller à une terre aux multiples facettes dont certaines ont gardé un charme sauvage. Et encore, avec plus d’une centaine de site répertoriés, l’auteur a sans doute dû faire quelques impasses, raison de plus pour ne pas laisser nos valeurs locales uniquement aux touristes. Les gens d’ici reconnaîtront leurs merveilles et sauront y ajouter leurs petits joyaux secrets afin de réapprendre à apprécier leur environnement.

Pierre Duriot

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Philippe Ménager : Sites et monuments remarquables dans la Nièvre. Editions de l’Escargot Savant.

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« Poïétique de l’échelle et du verbe » : Par Claude Bardinet

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Le sens des mots, Illusion du temps, La dame de Cœur et Historiettes d’art… Claude Bardinet le peintre est aussi poète, de cette poésie qui puise aux sources de la philosophie, orientale ou occidentale, qui se pétrit avec de la sagesse ancestrale et se mélange à des principes universels humains. Claude Bardinet en a fait un recueil en forme d’essai, en séries de pensées sur les choses actuelles passées aux filtres des réflexions éternelles sur la vie, l’amour et le temps qui passe. Rimes puissantes, mais élitistes, comme disait je ne sais plus qui dans le temps : « Ces choses là sont rudes, il faut pour les comprendre, avoir fait des études ». Oui, il faut savoir de temps en temps, se délecter par l’écriture de mots d’érudits, de concepts éclairés et réjouir un public exigeant, de la même manière qu’un fin palais saura apprécier un grand cru de Bordeaux ou une saveur de truffe noire. La Poïétique de l’échelle et du verbe renferme tout cela et étire les sagesses d’antan jusqu’aux jours d’aujourd’hui. Publié chez « La nouvelle Pléïade ».

Pierre Duriot

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Les Frères-Rabouins en live

Un quatuor à cordes, oui mais, à cordes manouches, en jazz, s’il vous plaît. Voilà un moment qu’ils écument la place, ces quatre là, francs copains autour de Laurent Abraham, aux doigts éternellement agités sur une guitare secouée en tous sens, dont il extrait un style finalement pas si jazz-manouche que ça, enfin si, mais avec des influences un peu rock, du rythme, un truc indéfinissable qui donne envie de taper du pied. Mais en même temps, ça sent parfois l’Espagne, ça reprend dans une nouvelle sauce un standard incontournable, mais méconnaissable.

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Ca pulse, ça envoie, ça se répond, entre guitares. On cherche qui est le meilleur : personne. Ils jouent tous comme des fondus, se tapent des petits solos chacun leur tour, s’accrochent du regard et du sourire, repartent en duo et les notes déferlent, jazzy, tziganes, hispaniques, folk, tout cela à la fois. Bout-fil, encore lui, souffle les basses, lutte tout seul contre trois guitares, soutient ces messieurs à la contrebasse. A eux quatre ils vous foutent une bonne ambiance dans la maisonnée, à faire fondre un igloo. Alors ils ont gravé un petit « live » sobrement intitulé « Les Rabouins Chaméane » avec sept titres bien taillés, du sur mesure : se le procurer au 06 78 71 92 28.

Pierre Duriot

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18/05 : Les claquettes du quartier Saint-Etienne

La pluie fait des claquettes, sur les pavés autour de l’église Saint-Etienne et les passants passent, entre les gouttes, la goutte au nez, emmitouflés comme à l’automne. Ils se lovent à deux sous chaque parapluie, serrés comme des amoureux transis, mais de froid, devant les FKP. Les frères envoient la purée, avec un gros son, une guitare acérée, des paroles irrévérencieuses, entre Trust et Soldat-Louis. Derrière on s’active à la soupe solidaire, avec de beaux légumes récupérés, pressés, cuits, on résiste en public à ce fléau invisible qui consiste à jeter chez nous, aux fonds des poubelles de riches ce qui manque aux pauvres, aux fonds des pays poubelles où nous envoyons nos déchets qui ne se mangent pas. La pluie ruisselle sur le goudron. Les toiles des peintres verticales sous les auvents échappent aux gouttelettes, étalent leurs huiles sèches, leurs pastels secs, narguent l’humidité. Les peintres ont la tête rentrée dans les épaules, maudissent la terre entière, de ce fichu temps qui ne cesse, à la mi-mai, de se moquer du monde. Alors on ne part pas, mais on se resserre, dans les bars, où on se ressert, quelques verres, en écoutant guitares et harmonica, Aldo et un comparse, Laurent Abraham et sa bande, emportés par tous les temps sur leurs guitares, sèches elles-aussi. Dans les rues adjacentes, des bruits montent, de musique et de bonne humeur, c’est la fête quand même, pas tout à fait de bon cœur mais on se rit entre amis de l’adversité des gros cumulus. Les bises claquent, autant que la pluie, la chaleur des amis trouvés au hasard repousse un peu ce froid qui peine à comprendre que la planète est sensée se réchauffer et qu’il faut qu’il s’en aille, il n’a que trop tardé.

Pierre Duriot

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Les Rabouins

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Les FKP

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Le FKP

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La cuisine solidaire

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Aldo et compagnie

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Encore les Rabouins

A 17 h, la fête s’est déplacée jusque dans l’Eglise, pour une chorale de chants à cappella que dirige Alain, patron du bar tabac. « C’était génial », explique une visiteuse et suivi par pas mal de monde. Vers 19 heures, la pluie a cessé, beaucoup de monde est resté pour écouter les « Frangins d’Yvette » très appréciés du public. Enfin, un bon coq au vin, final culinaire de cette désormais célèbre fête neversoise, à regroupé une bonne partie des habitants et commerçants du quartier.

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L’Atelier 38 – Mercredi 15 mai 2013- Vernissage de l’exposition des œuvres d’Agnès van Gaalen et de Bénédicte Notteghem  : La vie… ce voyage

Quand deux amies artistes partagent une exposition, leurs œuvres bien que différentes nous transportent vers un ailleurs intemporel où les limites entre la réalité et l’imaginaire s’estompent voire disparaissent. Agnès Van Gaalen nous invite à voyager dans le temps à travers ses œuvres où le vieux papier peint, des photographies anciennes reprend vie grâce à l’imaginaire de l’artiste et à ses dessins d’inspiration chinoise, orientale…L’encre chinoise, l’aquarelle comme révélateur d’une histoire que racontent ces images, ces photographies…

Agnès Van Gaalen aime « faire parler les murs » et récupère volontiers le vieux papier peint. Elle souhaite « donner une deuxième vie aux gens qui sont passés. » Ses œuvres éveillent une certaine nostalgie d’un passé si éloigné qu’il nous semble révolu. On se prend à imaginer la vie de cette femme au papier peint fleuri ou de cette petite fille d’un autre temps comme une fenêtre vers un passé où l’imaginaire peut éveiller les angoisses voire les fantasmes de chacun. Et si j’étais cette petite fille perdue dans cette végétation luxuriante, parmi ces animaux et insectes étranges ? Certaines de ses œuvres, très colorées, dégagent un côté ethnique voire mystique. Elle reconnaît avoir beaucoup voyagé et avoir visité de nombreux temples en Inde, Indonésie et en Thaïlande. Ainsi, quittons-nous peu à peu la surface terrestre pour un voyage plus intérieur, spirituel…

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Bénédicte Notteghem a quant à elle fait le choix d’un style plus épuré en utilisant l’huile et l’encre. Cette dernière, « selon la façon dont on l’utilise permet des voyages extraordinaires. »

Elle s’inspire de la pensée asiatique qui pense que « sans le vide, on ne peut rien faire ». Cette série d’œuvres s’intitule « De l’absence à la présence par le vide ». Elle cherche « cet espace qui nous permet de voyager dans le tableau en faisant du figuratif abstrait ou de l’abstrait figuratif ». Elle aime les fondus car à travers les fondus de couleurs naissent des formes qui viennent d’elles-mêmes : c’est une rencontre née de la couleur. Ses toiles ne sont pas délimitées : ce qui permet un voyage individuel. Ainsi, chacun rencontre la toile à sa façon, selon son humeur du jour, son état d’âme et d’esprit. Ainsi, me suis-je laissée happée au cœur d’une tempête, ai-je été chahutée par une vague scélérate, puis après avoir contemplé les abysses me suis-je retrouvée saine et sauve flottant sur une eau paisible que les rayons du soleil faisait étinceler tel un tapis de diamants.

Gwenaële Benet

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Les voyages de Viviane Danguy

La peinture de Viviane Danguy fait voyager. Ses tableaux ouvrent à l’imagination des brèches où s’engouffrer. Peut-être parce qu’elle tire son inspiration de ses voyages en Asie par exemple, d’où elle tire des scènes quotidiennes tellement vivantes. Dans toutes ses œuvres le mouvement s’installe, les silhouettes s’animent. Ces tableaux sont des instantanés, les visions de moments floutés par le regard de l’artiste.

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Viviane vit en Bretagne à  côté de Guingamp, dans un pays où le ciel est souvent assombri de nuages, il me semble que c’est pour contrebalancer ce gris qu’elle fait éclater la couleur dans ses œuvres. Elle peint sur toile à l’acrylique qu’elle dilue afin d’obtenir des transparences.

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Elle utilise les  pastels pour de petits tableaux très expressifs. Viviane Danguy est diplômée des Arts Appliqués de Brest et elle a, pendant de nombreuses années, enseigné les Arts Plastiques avant de se consacrer entièrement à la peinture et à son jardin dont la composition florale inspirerait bien des peintres. Ces tableaux sont pour moi des fenêtres sur le monde. Chacune de ses toiles illustre la fragilité de l’humanité et de la nature.

 De notre correspondante : Louise Caron

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Bœuf lyrique au Mercure

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Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, il se passe toujours quelque chose les week-ends à l’hôtel Mercure de Nevers, au bord de la Loire. Marie-Pierre Carlier, une pianiste locale, a ses habitudes là-bas et invite ses amis musiciens, chanteurs pour des tours de chants dans tous les styles rendant ainsi éclectique cette nouvelle place musicale sur la ville. Après un hommage à Piaf, du blues, de la chanson française, l’opéra et l’art lyrique étaient en valeur le week-end dernier avec la présence de plusieurs chanteurs et chanteuses dans les registres ténor et soprano.

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Jean-Marie Citerne, Inge Dreisig ont donné un récital, accompagnés par Marie-Pierre Carlier. En fait, il s’agissait d’une première, totalement improvisée, un genre de répétition en public. Expérience extraordinaire également pour l’auditeur qui peut ainsi apprécier la manière dont travaillent de grands artistes, surtout quand le métier permet tout juste de percevoir les allures de « première ». Brigitte Alexandre Bernardi, autre artiste lyrique, s’est jointe épisodiquement aux deux chanteurs très rapidement en phase pour donner à l’ensemble le charme d’une rencontre musicale avec la complicité d’un public désormais fidèle à ces rendez-vous de grande qualité.

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Exposition à Forgeneuve du 31 mai au 2 juin

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Salon de printemps du Groupe

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Claude Bardinet chez Vision d’Artiste

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Bénédicte Notteghem

 15 – 31 Mai 2013

Permanences  : Mercredis, vendredis, samedis et dimanches de 15 h 00 à 18 h 30. Ou sur rendez-vous. Lors de la fête du Quartier St Etienne le 18 mai, l’Atelier38 sera ouvert de 10 h 00 à 18 h 30. Bénédicte exposera également, des oeuvres inédites à partir du 13 juin à la Librairie du Cyprès. L’Atelier 38 Bénédicte Notteghem-Gousseau 38, rue de la Barre
58000 – NEVERS – FRANCE 03 86 61 60 47 – 06 65 39 22 67 www.latelier-38.com

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Decize, les livres, la Loire, la mer…

Dimanche matin, Decize, la Loire est à son comble, au ras des roues du camion garé le long de la salle des Fêtes. Jean-Noël Leblanc est là, affable comme à son habitude. C’est un salon classe, le café et les petits croissants sont délicieux, l’ambiance monte petit à petit et chaque auteur vend ses lettres, distille de belles paroles, entre dans le jeu des salons, une sorte de séduction où il faut à la fois parler un peu de soi et écouter ses espérés lecteurs.

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Le challenge n’est pas désagréable, on rencontre, on échange, parfois de manière conviviale, d’autres fois dans le style convenu. Qu’importe. L’organisation est bien réglée, les repas du midi sont délicieux. Les livres partent, les piles diminuent, les langues se fatiguent… Clap de fin sur les discours et la remise des prix. Da-Silva est à l’honneur. Bon, c’est pas le tout, je dois aller à la mer. Fin de l’exposition de peinture à La-Baule, je récupère mes tableaux mercredi. La mer me manque, le grand soleil entrevu à la météo télévisée pousse inexorablement le camion sur l’autoroute plein ouest. Le soir tombe, il est tard, le Ducato connait la route, fonce comme une coquille d’escargot surmotorisée, emplie de toutes les douceurs d’un cocon douillet. Le frigo est plein l’eau des réservoirs est claire et fraîche, je pourrai m’arrêter à la moindre fatigue. Le 107.7 répète en boucle ses bons conseils : « un arrêt toutes les deux heures ». 23 heures : je fonce toujours dans la nuit, juste un baillement de temps en temps, la mer me manque. Minuit, suis presque seul, excès de vitesse, 120 pour 110, pas trop grave, la mer me manque, j’y serai ce soir. Le camion ronronne comme un marathonnien bien calé dans son rythme, roule presque seul. Plus de phares sur les voies, juste les pointillés, les rails de sécurité, le paysage restreint qui se déroule devant les  roues dans une réalité à mi-chemin du rêve. 01 heures du matin : la mer est là. Je me gare le long du chenal, fatigué, pas de courage de monter à l’appartement derrière moi à cinquante mètres. C’est le printemps ici, il ne fait pas froid, je lâche le volant pour me rouler en boule dans la couette à l’arrière : la mer ne me manque plus.

Pierre Duriot

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Dimanche 05 mai : Pierre Duriot en dédicaces au salon littéraire de Decize avec quatre livres parus en 2012. http://www.lespeintresdenevers.com

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Ecoute bien ce cri

Création de la chorale Chiffon Rouge

sur le thème de la Révolution Française

adaptation du texte d’Eric Gautier

Un Jour plus pur est prêt d’éclore

Musique Jacques Barathon et Jean Golgevit

mise en scène Barbara Boichot

piano Oriane Peignelin

Le veilleur du Pont au Change

Hommage à la Résistance

Textes de Robert Desnos musique Jacques Barathon

Choeur, chorale d’enfants,  ensemble vocal,

ténor, baryton, basse

piano, contrebasse

direction Géraldine Toutain

Ce concert sera exceptionnel par les résonances actuelles des textes choisis, par le caractère original et sensible des musiques, le choix audacieux de mettre sur une même scène amateurs et professionnels dans une démarche résolument artistique. Il regroupe trois chorales de la Nièvre et des enfants du collège d’Imphy, qui ont ainsi l’opportunité de chanter avec les musiciens professionnels :

Hernan Alcala, ténor , Olivier Ganzerli,baryton, Pierre Mervant, basse, Fabienne Toutain, pianiste, Martine Dubut, contrebassiste.

Rendez-vous dimanche 19 mai à 17h. Maison de la Culture de la Nièvre et de Nevers 12 € l’entrée gratuité pour les enfants – de 12 ans pass pour les 2 jours de festival à 20 €Vous pouvez réserver en écrivant à voix.dumonde@orange.fr

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Troisième édition de cette manifestation avec des visites de jardins du quartier, des peintres, des peintres et encore des peintres, des musicos, des concerts, de la bonne bouffe, de l’ambiance, des amis et du vin qui coule à flots : la fête quoi. Des programmes sont disponibles sur papier dans tous les bons coins de Nevers et se partagent sur internet. Bientôt dans ce site, quelques renseignements plus concrets. Ne pas rater.

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Le programme de la fête ci-dessous

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VENDREDI 3 MAI 2013 / 20H30 Salle François Mitterrand de Guérigny (près des forges) SMOKING MOUSE Avec Anthony Caillet trompette, bugle, euphonium Christophe Girard accordéon, composition

Smoking Mouse, c’est avant tout la rencontre de deux incroyables instrumentistes.
Issus de formations classiques, Christophe Girard et Anthony Caillet, à peine 60 ans à eux deux, poursuivent leurs carrières de solistes et concertistes en parallèle de leurs expériences sur les scènes jazz.

Tarif de la soirée : 8 € / Gratuit moins de 10 ans Billetterie en ligne sur digitick ou sur place le soir du concert à partir de 20h. Réservation conseillée au 03.86.57.00.00 ou sur info@djazznevers.com

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Edito de mai Moyen-âge et Renaissance

Nos pages de livres d’histoire en étaient remplies, de ces bouleversements liés, en France et en Europe, à la période de la Renaissance. On s’émerveillait à la redécouverte des arts grec et romain, on transformait les vieilles forteresses médiévales en riches demeures ornées de tableaux et de statues. On construisait de fastueux châteaux sur la Loire, décorés par des artistes italiens débauchés à grands frais et attirés en France par des mécènes éperdus, s’ouvrant petit à petit aux choses l’amour, du corps, de l’esthétisme.  Le chemin a été long, serpentant dans les méandres de l’histoire, jusqu’à ces impressionnistes qui ont révolutionné la peinture mis en scène avec plus d’humanité et de réalisme les corps et les amours, dans des natures traitées avec émotion et sentimentalité. Ce sexe féminin dévoilé dans l’Origine du monde de Courbet ou ce Christ sur la Croix de Dali, ont défrayé les chroniques de leurs époques. Et finalement contribué à ouvrir le grand public à l’art, à façonner un modèle occidental  ou la culture a introduit définitivement une dimension esthétique et libérée dans une civilisation trois fois millénaire où l’art est présent depuis les premières peintures rupestres. En 2013, il se trouve des pays pour refuser un visa à un élégant artiste mannequin masculin dont la plastique parfaite est accusée de pouvoir potentiellement semer le trouble dans les esprits féminins. Des pays où les extraordinaires statues grecques prêtées par nos musées sont interdites de séjour pour oser exposer leurs sexes à tous les vents. Ainsi ressurgit un obscurantisme que chacun croyait oublié, une époque où la femme n’avait pas encore d’âme et encore moins le droit de vote. Ces siècles franchis avec de l’art et de la pensée, avec de la science et de la création, semblent menacés par le retour de la noirceur. Dans une civilisation occidentale certes imparfaite, certes inégalitaire et corrompue, parfois inhumaine et oppressante, le retour du côté obscur est-il la solution à nos maux ? Il rappelle surtout une saga bien connue, en six épisodes où finalement le côté clair l’emporte, mais il faut se battre.

Pierre Duriot

 

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