Les peintres du mois de juin 2012

Publié: mai 31, 2012 dans peintures, arts

 

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Les livres des amis : La Mystification par Patryck Froissart

La passion amoureuse nous vient, d’après le discours d’Aristophane dans «Le Banquet« de Platon, du souvenir de l’époque lointaine où Zeus décida, pour les punir de leur prétention à égaler les dieux, de couper les hommes en deux pour les rendre plus faibles. Depuis, chacun ne cesse de rechercher son complément.
C’est ce mythe, dit de l’androgyne, qui constitue le thème obsédant de «La Mystification ». Dans ce «proème« (terme emprunté à Francis Ponge pour désigner ici, de façon spécifique, une alternance régulière de textes poétiques et de courts récits en prose), Patryck Froissart, poète et conteur voyageur, emporte son personnage dans une course infinie et éperdue, ponctuée de séparations brutales et de retrouvailles flamboyantes, à travers les lieux, les époques, l’Histoire, les histoires, et les réincarnations.

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PAC des Ouches

Vernissage-Concert Samedi 30 juin à 12h : Ils sont tous là : les mouches, les escargots, les fleurs qui les accueillent, les paysages où tout ce petit monde vaque à ses occupations. La jeune photographe Clara Quibel a le sens du cadrage, du point de vue insolite qui met en valeur ce quotidien extraordinaire et surprenant.

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ENGERINE sera en concert cet été. Si vous souhaitez les voir, plusieurs possibilités : Le 21 juin, à 22H à NEVERS, place Carnot. Le groupe Bab’Art jouera en première partie, dès 20H30. Le 30 juin, à 20H30 à SERMOISE-SUR-LOIRE, au club de Tennis de l’USO Nevers. Le 13 juillet, à 20H30 à FOURCHAMBAULT, au bar restaurant Le Brazero (bord de Loire) pour le feu d’artifice. Le 21 juillet, à 17H, à DECIZE dans le cadre du Festival Halle en Eau.

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L’artiste peintre Yannick Le Quilleuc expose ses œuvres à la galerie 43 du 28 juin au 4 juillet 2012. La galerie est située au 43 de la rue Vandrezanne à Paris (13ème), dans une jolie rue piétonne située au cœur du quartier de la Butte aux Cailles, le plus discret des « villages » de Paris, tels que les quartiers de Montmartre ou de la montagne Ste Geneviève. 
Vernissages : jeudi 28 juin & samedi 30 juin à partir de 18 h. 
Visites avec l’artiste sur rendez-vous. 
Pour recevoir une invitation : invitation-galerie43@artiste-peintre-lequilleuc.com 

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Exposition des œuvres de Jean-Marie Notebaert Au Moulin de Maupertuis à Donzy. Du 29 jui au 24 juillet. Vernissage le 29 juin à 17h30. Proposé par La-Camosine.

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Programme musical au chateau de Prye

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Maguy Gracedieuexpose. Du 02 au 30 juillet à l’espace cultureldu Centre-Leclercde Coulanges-lès-Nevers.

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·         Par Jean-Louis Magnet  : Les expositions de l’été.
Cet été, je participerai à 3 évènements (tous dans la Nièvre) au cours desquels vous pourrez découvrir certaines de mes nouvelles toiles, mais aussi de plus anciennes et rarement montrées:
– A Varzy, au très beau et surprenant musée Auguste Grasset, exposition « Flower Power », du 22 juin au 28 octobre.
– Art et expression autour des étangs de Baye et de Vaux du 21 au 25 juillet.
– A Decize, une exposition autour de la Loire, avec d’autres artistes de la galerie Créa4, sur laquelle je vous donnerai bientôt plus de précisions.

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Alenko en concert le vendredi 22 juin à Garchizy à 21 heures : grosse soirée pour Arnaud et ses copains.

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Samedi 30 juin, séance de dédicaces pour Christophe Alvès et Pierre Duriot pour les livres « Ne portez-pas son cartable » et « L’étrange voyage d’Ahmed » à la librairie Clair de Plume, rue des Hôtellerie à La-Charité-sur-Loire, de 10 heures à 12 heures.

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Agnès Chatré présente : Daniel Valadoux, David Badal et Lydie Bonnefous
Peintures et Céramiques : Vernissage samedi 02 juin à partir de 16 heures : Jusqu’au 30 juin : Galerie des Chapelains, rue Saint-Etienne à Nevers

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Pac des Ouches : les arts éphémères, jusqu’au 28 juin ______________________________________

Patricia Muller expose ses photographiesà l’Echanson du 5 mai au 30 juin.

16 rue du Pont la-Charité-sur-Loire

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Pierre Duriot

Chez Frédéric Barbier, du 07 juin au 13 juillet, à Vision d’Artiste : rue Saint-Martin à Nevers : vernissage le 17 juin à 16 heures.

Voir le blog de la série « Horizons maritimes » qui sera exposée.

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Vision d’artiste – Dimanche 17 juin 2012

« Horizons maritimes », quand la mer est habitée par l’homme…

Pierre Duriot nous conviait dimanche au vernissage de son exposition intitulée « Horizons maritimes » ; une belle invitation au voyage qui ne laissa personne indifférent. Avec une dominance de couleurs chaudes (jaune, orange, rouge) ses toiles paraissent tantôt incandescentes, tantôt sombres lorsque le noir prédomine, tantôt brumeuses lorsque le blanc efface une partie de la toile et éveille ainsi l’imaginaire de chacun. Celui qui dit avoir beaucoup « bourlingué » a trouvé, pour la première fois, pour cette série, son inspiration à Brest. Lorsqu’il a vu une grue du port », il s’est dit : « Ca c’est beau, c’est grand, immense, ça se peint. » Il reprend dès lors les traits techniques de sa formation en dessin industriel afin de représenter « ces grosses constructions » qui attirent souvent l’œil du passant en bord de mer mais que peu trouvent esthétique.

Il arrive comme par magie à faire ressentir des émotions, à éveiller l’imagination face à « ces monstres d’acier qui évoquent à la fois le génie humain mais aussi une étonnante fragilité » lorsque la nature reprend ses droits. – « J’essaie de trouver l’esthétique de choses que l’on n’a pas l’habitude de trouver esthétique. » – Ses œuvres sont d’autant plus troublantes qu’elles semblent à la fois réelles et irréelles avec des teintes qui leur donnent un aspect surréaliste, soulignées par une superposition de traits. L’artiste « peint la réalité mais pas tout-à-fait » car il « pense le réel et en fait une image numérique en ajoutant l’atmosphère, des traits multiples… » Des invités au vernissage y ont été sensibles : « Le côté vaporeux éveille l’imagination et tempère la dureté du côté métallique, créé un équilibre. », explique une visiteuse. Des monstres qui n’ont semble-t-il donc pas un cœur d’acier…

Gwenaële Boukdeir

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« Revu et corrigé » en mode estival

Samedi 16 juin : Esplanade Saint-Pierre, pique-nique organisé par le Petit-Magasin et la ville de Nevers… Les artistes et artisans sont sous les barnums, les convives aux tables et au-dessus les nuages font de l’oeil à tout le monde : pleuvra, pleuvra-pas? Ils passent noirs et lourds, chargés d’une eau qui ne tombera pas et au-dessous, Serge Pouvel fait son cirque avec sa bande de copains. Chant, guitare, basse, batterie, une configuration légère et efficace, quelques vieux briscards et des titres de toujours que l’on fredonne en coeur dès les premières mesures. Dutronc, Gainsbourg, Aubert, Lavilliers et bien d’autres, revus, certes, plus rocks, corrigés, pas tant que ça… Pouvel, peinard, en tenue de vacancier, met une petite ambiance d’enfer, bien soutenu par des acolytes pas tombés de la dernière pluie. Quatre garçons dans un vent d’il y a quelques années mais dont on ne se lassera pas d’écouter les reprises.

Pierre Duriot

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L’Acroballe fait son show

Dans la halle, à Guérigny, jeudi soir dernier, les jeunes du cours enfants de l’Acroballe circus ont réalisé leur représentation de fin d’année. Fil, jonglage, monocycle… toutes les spécialités ont été passées en revue. Moments intenses, concrétisation de multiples séances de travail, occasions extraordinaires de prendre confiance et soi avec un public de parents conquis, le cirque permet le sport et l’affirmation de sa personnalité avec travail et persévérance mais sans compétition, juste avec cette envie de se dépasser et d’offrir aux gens qu’on aime, le meilleur de son adresse dans un numéro de style et de bonne humeur.

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BAC-FM : 106.1 : De l’autre côté du mico

« Parlons d’art », l’émission presque régulière que j’anime depuis quelques mois dans les studios de BAC-FM a eu lieu, a changé d’animateur ce mercredi et Jérémy, jeune et brillant futur journaliste s’est chargé de l’animation étant donné que le causeur de service passait exceptionnellement de l’autre côté du micro. Sujet du jour, l’exposition des Horizons maritimes, ses couleurs particulières et ses milliers de traits, avait interpellé le sociétaire de BAC-FM venu très sérieusement analyser son sujet avant de me proposer une interview. Les techniques, les inspirations, les références… tout y est passé, avec le questionnement pointu et organisé qui caractérise une émission bien préparée. Merci donc à Jérémy pour m’avoir permis d’expliquer la génèse de ma nouvelle série de toiles.

Jérémy, à gauche sur la photo, passionné par un métier en cours d’affirmation.

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En juin : Les arts éphémères au PAC des Ouches

Ephémères, disent-ils, inscrits plutôt dans le temps et l’histoire pour au moins deux d’entre elles. Ce sont deux femmes et un homme. Vaurette Virgil sculpte la pierre, invite à l’éternité avec des créations ou des restaurations au caractère éternel, en pierre de Bourgogne, travaille dans le temps et l’espace, intègre ses œuvres dans des intérieurs où elles seront à l’épreuve de l’usure et des affres du quotidien. Lysiane Goéman-Granger s’inscrit aussi dans l’éternité avec des vitraux ouvragés, héritiers de l’art ancestral qui illumina jadis les églises et cathédrales. Elle décline ces luminosités de couleurs, ces traits noirs de métal, dans de nombreuses versions personnalisables pour donner à chaque maison, chaque porte d’entrée un caractère unique, symbolique de la demeure de famille. Enfin, Françoise Dumas propose à plus de légèreté, plus d’éphémère, avec des sculptures de fils et de laine, des entrelacs savants, ouvragés et colorés, sculptures légères et douces d’un moment. Inhabituels, inspirants, les travaux de ces trois artistes sont à ausculter un mois durant, au PAC des Ouches de Nevers et inspirent des idées déco pour son chez soi.

Pierre Duriot

 

Une sculpture à la puissance évocatrice.

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·         Thierry Desseux a le plaisir d’annoncer l’arrivée de son nouvel album « VILLA-AUX-ROSES » (13 titres). Sortie officielle le 21 septembre prochain ! Pré-commande déjà possible auprès de : productions.onze@gmail.com / CD avec livret de 16 pages / 18 euros / En cas de réservation, les frais de port sont offerts. Et d’ici là, d’autres infos : clips, points de vente et concerts… Un grand merci pour votre soutien ! A bientôt 🙂

 

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FESTIVAL DU MOT 2012 : INSOLITES PORTRAITS DE GROS MOTS.

Mettre le mot en lumière en le sortant de ses prisons. Libérer la force de sa simple musique. Et que cette musique résonne à l’intime de chacun. Si « Ecrire l’histoire c’est foutre la pagaille dans la géographie » peindre la musique des mots c’est foutre la pagaille dans leurs sens ! Certains mots dévoilent alors « autre chose » ; quelque chose d’essentiel, d’intense, de plein, de fort, de conséquent, de drôle… des mots « gros » ! D’autres peuvent cacher des « Gros Mots », mais pas dans le sens restrictif de mots grossiers. C’est après la lecture du livre « Les gros mots » de Madame Catherine Rouaynec, agrégée de grammaire et Professeur de Linguistique française, ainsi que des écrits de Monsieur Gilles Guilleron, Professeur de Lettres, que j’ai pu confirmer le titre de ce travail sur les mots : Convoquer des mots dont la phonétique joue avec les sens cachés, et pouvant alors, parfois, faire apparaître des mots appartenant au domaine de la peur, de la méchanceté, du mépris, de la bêtise… Ces mots deviennent alors suffisamment tabous pour en faire des « gros mots ». Dans une démarche inverse à la banalisation de certains gros mots perdant leurs pouvoirs, c’est donner un pouvoir de provocation à des mots qui ne devraient pas forcément rester dans le domaine du conforme et du politiquement correct…

C’est grâce à cette « nomination au grade de Gros Mots » que ces mots peuvent alors faire plus facilement effraction dans notre réflexion pour y être chahutés par notre conscience.

De la part de l’artiste Danielle Autier : lire la suite sur sa page personnelle en cliquant sur son nom en haut de la page.

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Festival Off à La-Charité : Béopé et les autres au hangar Chevalier

Conquête des 20 dernières années, la mise en scène des expositions a évolué et a ouvert la voie à un nouveau discours. Il se préoccupe du cadre et de la présentation des oeuvres à parts égales. Et c’est au bénéfice des expositions. C’est le cas au Hangar Chevalier à la Charité sur Loire,  pour « Off t’as l’mot »,  présentée en off du festival du mot chez Alain Morenton, ingénieur du son et vidéaste, qui a d’ailleurs filmé l’intégrale de l’opération (lien:http://youtu.be/b94cXan3UpA) quatre artistes y présentent leurs oeuvres:

Béopé: peintre, offre à la vue quelques « graffitagz » sur toile, compositions colorées à base de gestuelle calligraphique, une petite partie de son « VinoClub » où la thématique viticole domine, et son « RouillaClub », composé de gravures de lignages calligraphiques sur plaques de métal rouillé. En marge, une présentation de ses « Tours Peints », concept mélangeant peinture et vidéo, réalisé avec le maitre des lieux, est projeté pour la première fois en public, ainsi qu’une toile grand format (330x190cm) en résultant.

Emilie Douib, personnage engagé, elle s’investit dans la critique du capitalisme avec la complicité involontaire de Siné et ses « unes » de feu Siné Hebdo. Imagination débordante, humour grinçant, poésie et surréalisme lui permettent d’assouvir son gout pour la diversité colorée. Son bonheur, provoquer une prise de conscience politique du monde actuel.

Marie Feldbusch: « Les grands tableaux qui se forment peu à peu dans mon coeur » c’est par ces mots que Kandinsky évoque dans une lettre de 1915 à son amie Gabrielle Munter, les oeuvres qu’il projette de réaliser. C’est un hommage à l’oeuvre de Kandinsky et à son analyse des couleurs dans: « Du spirituel dans l’art » que Marie Feldbusch propose dans cette exposition. Ce sont aussi des textes de Marinetti et de Paul Klee sur la création artistique, accompagnés de monotypes couleur et de gravure (aquatinte) qui constituent la signature finale d’un grand mur en bois où se répondent en écho, textes en transparence, oeuvres graphiques et colorées, présent et passé d’une même recherche créative. C’est un jeu autour des formes et des couleurs qui permet de libérer la sensibilité personnelle de l’artiste.

Michel Chastaing: Il nous propose des oeuvres nouvelles, fermement structurées où la couleur est tantôt sous-jacente ou tantôt exubérante. Il harmonise avec équilibre les formes et les couleurs, contourne le défaut qui dérangeait et sait rehausser ou estomper la couleur. On détecte bien le rôle fondamental joué par l’intériorité de la couleur et son souci de la rendre parfois sourde et parfois explosive. Ses textes présentés sur d’astucieux cartons disposés en gradin sur des supports en draps blancs témoignent aussi d’une fantaisie créative, où il montre son plaisir de jouer autour des mots.  

De notre correspondant : Béopé

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Les arts au jardins, samedi 02 et dimanche 03 juin

Les peintres du Groupe d’Emulation artistique se sont retrouvés le week-end dernier dans les jardins de Forgeneuve, à l’invitation de M.Martinat, à la sortie de Coulanges. Sous des barnums baignés de soleil, au milieu des fleurs, à l’ombre souvent de grands arbres plusieurs fois centenaires, une trentaine d’artistes a proposé de nombreuses oeuvres aux visiteurs venus nombreux profiter à la fois des arts et du cadre idyllique de l’immense lieu verdoyant, agrémenté de pièces d’eau aménagés sur la Nièvre. La petite rivière déambule au milieu de la superbe propriété et accueille sur ses rives cette manifestation devenue classique du Groupe et toujours très suivie. Dimanche, sous la pluie, ce fut une autre histoire…

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La fête de la fête à Saint-Etienne

Ils ont fait la fête du quartier Saint-Etienne, mais la fête est finie. Qu’importe, ils ont fêté la fête, entre potes, dans une arrière cour en impasse, tranquille sous le soleil. Les principaux acteurs du quartier se sont retrouvés là, avec quelques verres de bon vin, des amuse-gueules et d’autres potes encore, musiciens. En langage copains, ça s’appelle une embuscade et quelques-uns s’y sont laissés prendre, histoire de se souvenir de l’édition 2012 et de discuter déjà de l’édition 2013. Aldo et ses copains ont remis quleques titres, avec guitares et harmonica, comme pour un jour de non-anniversaire, fêté quand même, avec sympathie.


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Poteries et peintures en écho aux Chapelains

Daniel Valadoux, David Badal et Lydie Bonnefous proposent une exposition originale sur le thème de la nature et des fruits, dans un ensemble de toiles et de grès où la thématique est déclinée sous de multiples formes. Daniel Valadoux a adopté la technique flamande, avec des oeuvres au bord du trompe-l’oeil, à la qualité visuelle extraordinaire. Des natures mortes traditionnelles où sont reproduites les pièces en grès des deux potiers, emplies de fuits de saisons aux couleurs brillantes. Les deux potiers ont fait oeuvres d’ingéniosité, proposent à deux, des formes et des décors originaux, travaillent en harmonie, réalisant conjointement leurs bijoux de terre richement travaillés. Collaboration nouvelle, menée en particulier sur cette exposition, ce mode de travail a convenu aux trois artistes et l’exposition devrait essaimer dans plusieurs lieux. Samedi dernier, 02 juin, de nombreux visiteurs se sont pressés lors du vernissage organisé rue Saint-Etienne, par Agnès Chatré.


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Edito de juin

Comme une incantation quasiment mystique de la part des dirigeants occidentaux, la croissance est un passage obligé de nos sociétés modernes de travail et de consommation. Qu’est ce que la croissance ? En langage économique, cela revêt de nombreux aspects que les spécialistes déclinent sous formes de sphères d’activités de production et de gestion. En pratique de bon sens, la croissance signifie « fabriquer des produits de grande consommation à partir d’une matière première en général extraite de l’écorce terrestre et les vendre ». Dit sous cet angle, on comprend qu’il fut plus facile de faire de la croissance au sortir de la guerre en Europe, alors en reconstruction, en modernisation, avec des ménages en phase d’équipement. On comprend donc également la difficulté de faire de la croissance dans nos pays nantis où les foyers dans leurs ensemble disposent de plusieurs voitures, télévisions, téléphones, ordinateurs et débordent d’ustensiles électro-ménagers. Nous sommes donc, dans nos pays d’Europe de l’ouest, sur une économie d’entretien, de renouvellement d’un parc certes pléthorique, mais  peu susceptible de favoriser la croissance forte attendue. Rien de comparable en tout cas, à de grands pays comme la Chine et l’Inde où les foyers sont en cours d’équipement et aspirent à un confort de vie calqué sur le nôtre. De même, les matières premières sont une quantité finie sur Terre, pas inépuisable. Le magazine Science-et-Vie, dernièrement, a produit un excellent dossier sur les métaux en cours de raréfaction. D’où l’augmentation des prix constatée par chacun d’entre nous. Les écologistes ont au moins raisons sur ce point de l’impérieuse nécessité de trouver des sources d’énergie renouvelables et de réutiliser indéfiniment les matières de base, ce qui est techniquement, parfaitement possible.  Nos dirigeants feignent par contre d’ignorer les réalités en courant après une croissance qui consisterait à faire acheter encore et encore des produits manufacturés souvent déjà inutiles, par des ménages déjà gavés de biens de consommation.  Il va simplement falloir s’organiser autrement, définir d’autres priorités, d’autres finalités, que celles d’avoir éternellement des écrans toujours plus grands et plus plats dans de plus en plus de pièces de la maison. Messieurs les dirigeants, réfléchissons ensemble sur les innovations technologiques et surtout culturelles à mettre en œuvre pour que chacun retrouve un travail et un sens à sa vie, mais cessez de nous faire croire que les pourcentages d’éternelle hausse de consommation et de croissance sont à portée de main.

 Pierre Duriot

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