Les peintres du mois de mai 2012

Publié: avril 29, 2012 dans peintures, arts

Manue, la nouvelle violoniste du groupe Mme Hoskar, en action lors du dernier concert du groupe au TIPs de La-Charité.

Je n’y étais pas, zappé, ça arrive : photo repiquée sur le Facebook du groupe. Vu la belle série, ça a du être un moment sympa. Photographie © 2012 Jean Claude C, tous droits réservés

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Maja Baumgartner à Vision d’artiste du 26 avril au 06 juin. vernissage le 13 mai à 16 heures.

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La Sauce Association présente l’exposition du PROJET NANTO qui s’installera au Pac des Ouches à Nevers durant tout le mois de mai. En cette veille d’élection « spectaculaire » elle propose un vernissage décontract’ le samedi 5 Mai à partir de 19h.

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Le nouveau livre de Pierre Duriot : http://pierreduriot.wordpress.com actuellement en stock à la libraire Chapitre-Forum, le Cyprès ou Leclerc-Média de Coulanges pour Nevers, sinon, partout ailleurs, sur commande. 

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Pougues-les-Eaux : Centre d’art : dimanche 27 mai

Comme une ola dans un stade, un cri de ralliement, un cœur à l’unisson pour exprimer sa passion pour l’art. Fanny Torrès avait recruté des artistes en herbe et quelques parents pour un tableau animé, une fresque de vie et de voix surmontée de ces cartons de couleurs qui servent à créer des ambiances de fête vues du ciel dans d’immenses gradins. Là, nous étions dans l’herbe folle du parc, avec un batteur à la rythmique et Fanny Torrès à l’orchestration. Ils y sont allés de bon cœur, tous ensemble, scandant en écho paroles et onomatopées. Une performance artistique contemporaine ça s’appelle. Un bon moment en fait et une approche originale de l’art pour des acteurs anonymes, bénévoles et heureux.

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Michèle Tarisse à La-Charité-sur-Loire

Jusqu’à fin juin Michèle Tarisse expose chez Eric Laloy espace accueil de l’agence Allianz à La-Charité (heures de bureau). L’artiste est connue dans toute la France pour ses natures mortes « aux dentelles » Pour cette expo elle présente vingt toiles, trois pastels et deux laques. Elle atteint la perfection dans son art, chaque centimètre de toile est travaillé avec finesse, chaque fruit ou objet capte la lumière, faisant ressortir les détails et donnant vie à ses tableaux. Dans la « Ville du mot » Un seul convient pour résumer cette expo, c’est BEAU. Allez-y, vous ne serez pas déçus.

De notre correspondant : Jean-Charles Dessaule

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IMPRESSED  – jeudi 24 mai : Exposition au collège Adam Billaut

Un partage passionnant entre passionnés, impressionnant ces impressions !« Impressed » est une exposition qui se déploie en trois lieux à Nevers : la médiathèque Jean Jaurés (davantage comme lieu de consultation), la galerie Arko (où l’on trouve des publications, des œuvres d’artistes) et le collège Adam Billaut.C’est dans ce dernier endroit qu’a eu lieu hier soir un vernissage. Ont été présentés les travaux, originaux et reproductions, réalisés par les élèves du collège Adam Billaut à Nevers, du collège Louis Aragon à Imphy et du collège Jean Jaurès à Guérigny.Ainsi, entrions-nous très rapidement dans l’univers insolite qu’est celui du fanzine en découvrant des œuvres ressemblant à de petites revues rangées dans une bibliothèque et leurs reproductions en grand nombre posées ça et là sur une table.Cécile Archambeaud, directrice d’Arko, partenaire du projet, trouve que cette partie de l’exposition a réellement un sens car l’amateurisme est central dans la production du fanzine.Le fanzine est né dans les années 70. Il s’agit de productions papiers faites par des fans « avec les moyens du bord », des personnes attachées à des sujets  qui veulent partager.Le fanzine a un côté « underground », loin de la grande distribution, selon Cécile Archambeaud qui trouve aussi les moyens de production très intéressants : l’imprimante mais surtout la photocopieuse qui permet de multiplier ces œuvres.Les élèves de 6ème du collège Adam Billaut, par exemple, ont eu pour consigne par leur enseignant en arts plastiques, Pierre-Luc Darnaud de choisir un sujet dont ils sont fans et d’en faire un fanzine. Ils ont ainsi découvert la dimension « de produire soi-même » ou « do it yourself » du fanzine.Ainsi, découvre-t-on les passions des adolescents de nos jours : de la musique à l’équitation, des séries TV à la danse en passant par les jeux vidéo… les adolescents ont apprécié cette expérience selon Melle Estoup, professeur de français au collège Adam Billaut qui a travaillé en collaboration avec son collègue d’arts plastiques. Ils ont écrit un poème en 4 vers et un abécédaire sur leur thème et les ont insérés dans leur fanzine. L’apprentissage fut « transversal » et les élèves en devinrent plus motivés encore. Océane, élève de 6ème4, passionnée de musique est fière de son fanzine et de celui de sa meilleure amie passionnée d’équitation. Elle avoue ne pas avoir rencontré de difficultés particulières : « Il suffit juste de trouver l’idée ».Son amie et elle disent s’être entraidées. Elles reconnaissent que ce projet à permis de « se découvrir des passions communes avec d’autres camarades » et que beaucoup d’élèves ont échangé des idées, des matériaux.Ainsi, un « do it yourself » qui peut manifestement se transformer en « ourselves » pour « themselves » -si j’ose dire- car un esprit de partage, de fierté de ce que l’on est et un désir de le montrer aux autres semblent peu à peu s’être éveillé chez ces artistes amateurs.

 Gwenaële Boukdeir

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Chers amis

Nous sommes particulièrement heureux, Christophe Alvès et moi, de vous présenter notre travail commun : un conte à grandir destiné aux enfants de 8 à 11 ans. Fruit d’une amitié et d’une collaboration sans faille, il est sorti cette semaine, édité dans la collection « Jeunesse » de l’Harmattan qui a déjà publié mon premier livre intitulé « Ne portez-pas son cartable ».

Christophe Alvès a produit son style habituel de dessinateur de bande-dessinée, façon « Tintin », l’école belge, pour un graphisme particulièrement adapté à l’éveil culturel et artistique des enfants de cycle-3. L’histoire est en droite ligne de mon travail quotidien qui consiste à faire grandir les enfants. Ahmed va partir vivre sa vie et rentrer plusieurs années après, plus fort et plus sage. Un blog dédié sera prochainement mis en ligne pour permettre à tous de découvrir cet ouvrage.

Amicalement

Pierre Duriot                 http://duriotalves.wordpress.com

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Exposition au restaurant L’Echanson 16, rue du pont à La Charité sur Loire

De l’observation à la photographie… ou l’inverse? Exposition de photographies de Patricia Muller-Callibris

Trois ans de prise de vues de « l’Aurore », c’est le prénom donné à la statue du Parc Adam situé au 33, rue des chapelains à La Charité sur Loire. Trois ans d’observation, puisque l’Aurore est face à l’entrée de l’atelier des Arts et Métiers du Livre ou là où travaille Patricia Muller-Callibris. Un face à face idéal, le modèle reste là sans broncher et se laisse observer et prendre en photo sous tous les angles à toutes les heures du jour et de la nuit et surtout à toutes les saisons. Toutes les lumières sont bonnes, des lignes pures des courbes parfaites. La pierre devient tantôt couleur crème, tantôt orange. Plus de 800 photos ont été faites. Des photos très réalistes avec en fond de splendides couchers de soleil et des photos très graphiques. Patricia Muller connue plus comme calligraphe – enlumineur a su tirer parti de cette proximité en rendant comme un souffle de vie à cette statue dite « L’Aurore » du sculpteur Joseph Descomps – Cormier.

D’abord orfèvre renommé avec une production de bijoux et d’objets d’art dans le style art nouveau de 1895 à 1914, Joseph Descomps se fit connaître ensuite comme sculpteur sous le nom de Cormier jusqu’en 1950. En 1930, il s’installa avec sa femme , institutrice d’origine nivernaise, dans la maison et l’atelier qu’il fit construire à La Charité sur Loire. Il offrit à sa ville d’adoption cette statue pour être « la bonne déesse veillant sur la beauté de la ville ». Installée au parc Adam près du Musée qui conserve d’autres œuvres de lui comme ceux de Bordeaux et du Musée d’Orsay.
Cormier est enterré au cimetière de la Charité en 1950, on peut y admirer sa pierre tombale sculpté par lui-même.
Si vous venez rendre visite à L’Aurore au parc Adam et si vous approchez très près alors dans le silence on peut entendre son cœur qui bat, qui bat, qui bat comme dans le film « Les visiteurs du soir » de Marcel Carmé réalisé en 1942.

De la part de Patricia Muller-Calibris

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Jean-Louis Magnet chez Puls’art

« Bilan très positif pour cette 20ème édition du MIAC Puls’art malgré le temps assez maussade: Beaucoup de visiteurs, d’échanges, de rencontres et de contacts, une ambiance toujours aussi chaleureuse et riche, une organisation impeccable, une selction de grande qualité (le jury reçoit chaque année plus de 600 dossiers pour 60 artistes selectionnés…), bref un vrai succès ! A noter enfin qu’à propos du salon, le magazine « Miroir de l’art » dans son N°36 a mis mon travail en avant, belle surprise à mon arrivée… « 

De la part de l’artiste : Jean-Louis Magnet

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Les artistes coulangeois à Leclerc-Media.

Du 19 au 26 Mai à l’Espace Culturel Leclerc de Coulanges se tient le 21éme Salon de Printemps des Festivités Animations Coulangeoises. Le Vernissage a eu lieu samedi 19 mai. Le parking était aussi plein que la salle ou se pressaient plus de cent-cinquante personnes. Ce nouveau local offre un bel espace, bien éclairé, les panneaux recouvrant les murs permettent un accrochage sans cimaises dans une  ambiance feutrée. Une quarantaine d’artistes et plus de cent-soixante oeuvres sont représentés. Les robes des dames et les couleurs des tableaux formaient comme une « Symphonie pour une exposition ».  Deux éléments prouvaient la belle réussite de cette manifestation : il y avait plus d’amateurs devant les tableaux que devant le buffet pourtant bien garni tant en liquide qu’en solide, également, l’air radieux de « l’incontournable  » et dynamique organisatrice, Josette Trapet qui semblait avoir  oublié en cette occasion soucis et vicissitudes de la vie.Il ne reste plus à venir qu’un troisième élément pour le plaisir de tous : de belles ventes qui devraient concrétiser cet événement populaire. A voir et à revoir jusqu’au 26 mai.

De notre correspondant : Jean-Charles Dessaule

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Samedi 19/05 : Bonne journée de Dédicaces chez Leclerc-media-Coulanges.

Merci à tous les lecteurs, nombreux, venus faire dédicacer leurs livres samedi 19 mai à Leclerc-Media-Coulanges. J’ai été reçu avec beaucoup de gentillesse par le personnel du magasin et par la responsable Emilie Perrichon en particulier. Des mamans, des couples, des familles, sont venus, attirés souvent par le titre évocateur « Ne portez pas son cartable ». Beaucoup d’anciens collègues, aujourd’hui retraités, ont acquis le livre par amitiés, en souvenir des remplacements effectués dans leurs écoles et aussi par curiosité éducative car ils sont souvent devenus de grands-parents attentionnés. Au plaisir de se retrouver pour un autre livre dans cet endroit de culture très bien fréquenté.

Pierre Duriot

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L’amicale des graveurs nivernais expose à Garchizy : Vernissage ce soir vendredi 18 mai. A 18 heures.

Espace Pierre GIRARD du 17 au 20 mai (ouverture de 14 à 18h). Cette exposition de gravures est organisée par les Amis de l’Eglise St Martin. Des gravures ont été spécialement réalisées par les 11 exposants en présentant des vues sur Garchizy et de son église. Lors de cette manifestation un hommage sera rendu à Madame Odette Bourgeois (Peintre aquarelliste) et plusieurs de ses oeuvres seront exposées.BARLE René (Coulanges les Nevers) BOISORIEUX Claude (Clamecy) BOUILLON Jean-Louis (Nevers) COCHET Pilippe (Challuy) GUIDA Elfi (Corbigny) LECREUX Yvon (Nevers) LUCAIN Pierre (Clamecy) MARTIN Angel (La Charité) POMMERY Robert (Biches) RAZE Christian (Nevers) STAES Gérard (Marzy)

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Fête comme chez nous- Quartier Saint-Etienne – Samedi 12 mai

Les habitants du quartier Saint-Etienne nous invitèrent en ce samedi 12 mai à « faire comme chez nous » et c’est ce que nous fîmes. Quoi de plus plaisant que de passer de jardin en jardin, de découverte en découverte : tantôt pour le plaisir des yeux, tantôt pour le plaisir des oreilles… Ainsi, plus de 25 lieux étaient animés avec plus de 50 artistes invités. On pouvait se laisser bercer par un groupe de musiciens dans un jardin puis voyager dans l’imaginaire de quelque peintre nivernais. Ainsi, si l’on s’attardait dans le jardin de M. Spriet, pouvait-on rencontrer René Barle et Jean Kordé qui se faisaient un plaisir de présenter leurs œuvres.

 René Barle apprécie avant tout la peinture à l’huile traitée au couteau car elle favorise selon lui la spontanéité. Ce dernier cherche « le raccourci entre la tête et la main ». Il fait partie des peintres du Marais à Paris mais il n’expose pas beaucoup. Car il avoue être un autodidacte qui « respecte la chronologie entre le savoir et le savoir-faire » et qui pense que « le regard des autres est important ».  Ainsi peut-on se laisser égarer dans ces forêts sombres ou notre regard peut-il être attiré par ce nu éblouissant dans cet environnement obscur… Jean Kordé quant à lui, bien connu par les nivernais se présente humblement comme le doyen du Groupe d’émulation artistique. Cela fait 55-57 ans qu’il peint et il avoue toujours peindre ce qu’il aime :  « la nature, les bords de Loire, les grands horizons ».  Il dit avec un petit sourire : « La peinture, c’est une émotion ». Nul doute que ses toiles même si elles datent selon son estimation d’il y a 35-45 ans, éveillent des émotions diverses et variées. Aussi voyage-t-on dans le temps et l’espace à travers ses œuvres : l’une d’elle laisse entrevoir un paysage industriel oppressant, une autre une fusée qui semble atteindre une lune sur le point de disparaître. Dans une troisième, des grues semblent s’apparenter à des insectes qui envahissent la ville de Rouen. Une quatrième, riche en mouvement représente une scène de la révolution française… Ainsi, s’est terminée ma promenade qui a pu être bien différente de celle d’autres promeneurs car l’offre artistique était riche et l’accueil convivial dans ce quartier Saint-Etienne.

Gwenaële Boukdeir                plus une vidéo de BOP sur la fête.

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Samedi 12 mai 2012 à 20h00 : La Guitare en chantant a fêté ses 20 ans à la Maison de la Culture de Nevers

Quand on aime on a toujours 20 ans. Plus de 150 guitaristes et choristes réunis sur une même scène au plus fort de la soirée. Les spectateurs en ont pris plein les oreilles hier soir à la maison de la culture ! Une vraie bouffée d’amour qui n’a pu laisser personne insensible.C’est ainsi que la Guitare en chantant a fêté ses 20 ans : parmi d’anciens et de nouveaux copains sans oublier l’hommage rendu à son créateur : Gilbert Uhrès bien connu par les anciens de l’IUFM.La soirée a alterné entre humour et poésie, entre des mélodies entraînantes et d’autres plus émouvantes.  Le thème de l’année était tout trouvé : « l’amour » car comme le dit François Wenisch qui dirige La Guitare en chantant depuis 10 ans : « Quand on aime, on a toujours 20 ans. »Nul doute que François Wenisch était fier de « sa bonbonnière » (ses guitaristes tous de rose vêtus).Le public a largement répondu à son appel de faire « un p’tit quelque chose pour les 20 ans de la Guitare en chantant puisque la salle était pleine et que des personnes se sont même vues refuser l’entrée faute de place. François Wenisch d’ajouter : « On vous remercie cher public. Grâce à vous, on a fait mieux que Yannick Noah ! »Alors donnons-nous rendez-vous dans 10 ans ! Car quand on aime on ne compte pas… les années !

Gwenaële Boukdeir

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ARKO : Les fanzines à l’honneur

De face : Claire Garand et Sandra Patron, directrices de la médiathèque et du centre d’art de Pougues.

Ces petites feuilles comiques ou irrévérencieuses, ces billets d’écrivains et de journalistes alternatifs, antichambres de la littérature, ancêtres des Facebook et forums du web, ARKO, le centre d’Art de Pougues et leurs artistes se sont penchés dessus. Sur leurs esthétiques, leurs contenus, leurs diffusions… pour en faire une exposition à facettes intitulée « Impressed », comme imprimer, impressioner, selon un néologisme franglais avec un « ed » signifiant « fait’, « réalisé ». Initiative de pleine actualité, ce travail sur les fanzines révèle cette propension éternelle des gens de réflexion à écrire et partager et ARKO place en perspective d’authentiques publications et leurs reflets artistiques dans plusieurs lieux de culture, la Médiathèque Jean-Jaurès, la galerie Arko et le collège Adam-Billaut. Le vernissage, tenu vendredi soir sera suivi de plusieurs manifestations sur le même thème.

Pierre Duriot

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Le Groupe : Palais Ducal : 50ième salon de printemps

Au pupitre, le président Barbier accueille les visiteurs.

Fabien Perronnet, le dessinateur à la pierre noire, avec son trait juste et puissant, ses évocations des grandes figures littéraires et ses instantanés de danse contemporaine ont impressionné un public nombeux rassemblé au palais ducal, vendredi soir pour le vernissage du 50ième salon de printemps du Groupe d’émulation artistique. Outre cet invité d’honneur exceptionnel, les artistes de l’association présentent leurs oeuvres sur papier, avec des aquarelles, pastels, gouaches et dessins, caractéristiques de cet événement venant en écho au salon d’automne consacré aux oeuvres sur toiles. Frédéric Barbier, président et les membres du bureau se sont partagés les discours de bienvenue et de présentation des artistes. A voir jusqu’au 26 mai.

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Maja Baumgartner de la Suisse aux terres Nivernaises

Maja Baumgartner, artiste nivernaise d’origine suisse, actuellement en exposition à Vision d’Artiste, rue Saint-Martin à Nevers, dans le studio de BAC-FM-106.1 a parlé, jeudi en fin d’après-midi, de son art, de ses sources d’inspirations. A voir jusqu’au 06 juin.

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La jam du Charbon

François Perrin, organisateur, au micro, a invité les musiciens à se succéder, jeudi soi, sur la scène du Café-Charbon lors de l’une de ses désormais traditonnelles jams. Objectif : se retrouver autour de grands standards pour jouer ensemble, impromptu, dans une sympathique ambiance. Jeunes et moins jeunes se sont donc accordés dans une atmosphère chaleureuse, à tous les sens du terme, passant des jeunes chanteuses aux vieux briscards avec toujours le même plaisir de la musique.

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Mercredi 09 mai : Daniel Fremion au Conseil Général

L’homme est un passionné, restaurateur d’oeuvres anciennes ou abîmées, chercheur sans relâche des voies de l’expressionnisme, travailleur infatigable de la forme, de la couleur et de la matière. Il livre, au Conseil Général, durant plusieurs semaines les fruits d’un parcours exploratoire, les évocations puissantes des facettes paroxystiques de nos sociétés modernes. La violence, la consommation, le sport, les moments et les choses de la vie courante sont traités avec une verve colorée et un trait ferme, anguleux, simplifié, sec, comme une lacération des toiles poussant l’expression à son maximum. Parfois incrustées de collages, d’éléments étrangers en résonnance thématique, les oeuvres de Fremion illustrent leur temps, la réalisme et la modernité, achèvent un peu plus de donner au cursus d’expositions entamé depuis peu au Conseil Général une ligne directrice lisible.

Pierre Duriot

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Jeudi 03 mai : Vernissage au Parc-Floral de Vincennes

Il fait beau, c’est un signe, la seule journée de beau temps de la semaine éclaire ce vernissage au Parc-Floral de Vincennes. Une cinquantaine de peintres et de sculpteurs, dont je suis, des visiteurs en nombre et des personnages qu’on ne rencontre qu’à Paris, aux acoutrements très typés, vieille France ou titis parisiens, d’authentiques amateurs d’arts. Un accordéon agrémente la petite cérémonie, les artistes ne sont pas tous là. Et merveille, les réseau sociaux fonctionnent.

Des amis sont là, un camarade de classe, pas revu depuis trente ans, retrouvé sur Facebook est venu, d’autres artistes, rencontrés sur un autre réseau social sont là aussi, ils me demandent, en marge de cet événement, une dédicace de mon livre, super, avec plaisir. Et le Champagne coule à flot, une chanteuse et sa pianiste ont pris le relais de l’accordéonniste. Les toiles sont mises en valeur, les visiteurs sont intéressés, déambulent. Les artistes sont sollicités, expliquent, échangent. Au total, quatre heures de palabres et de rencontres… ce fut très parisien.

Pierre Duriot

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Culture geek : Facebook et la politique

Merveilleux endroit que Facebook, en cette période de forte mobilisation citoyenne. Chacun défend son champion, milite par les mots et les partages d’articles de presse. C’est extraordinaire et le débat reste de bonne tenue, tous respectent l’opinion de l’autre, au besoin, entament une discussion, même si à son issue chacun reste sur son projet de vote. Souvenons nous, quand nous avons en face les militants de l’autre bord, qu’il est très sain qu’il y ait un autre bord, car un pays où tout le monde est du même bord, où personne ne peut donner d’une voix discordante sans prendre de risque, cela s’appelle une dictature. Bravo donc à tous, aux gens de gauche pour leurs actions, leurs mots et leurs partages, bravo aussi aux gens de droite qui osent dire qu’ils votent Sarkozy, ce n’est pas possible partout, dans certains milieux professionnels ou sociaux, mais c’est possible sur Facebook, profitons en donc avant qu’un intégriste de la bien-pensance ne nous supprime cette tribune.

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Samedi 28 avril : Montillot : la classe !

Une route de campagne, un croisement au milieu de nulle part : Montillot 4 km. Il y a un salon des arts à Montillot, qui l’eût cru. Et même un beau salon, bondé lors du vernissage samedi soir dernier, fréquenté par de très nombreux amateurs d’arts venus de loin pour la plupart. Le gymnase est neuf, peu dédié à ce genre de manifestation et pourtant, en deux éditions, le salon de Montillot a acquis une forme de notoriété. Cette saison, Maryse Boheley, organisatrice est venue demander l’aide du Groupe d’émulation artistique du Nivernais et elle l’a obtenue. Frédéric Barbier et allé proposer les artistes du Groupe, a été bien reçu, cité pour son engagement et sa fiabilité dans le discours d’accueil. L’ensemble est de bonne tenue, mélange les peintres locaux et d’autres, présents sur invitations. A voir à l’occasion d’une visite à Vézelay et d’un petit tour dans ce coin de l’Yonne, frontalier de la Nièvre, magnifique et bourré de ressources culturelles.

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Pierre Dancette à La-Charité-sur-Loire 

Pierre Dancette nous a quittés pour toujours, durant l’automne 2010 et discrètement, par habitude. Ses petits paysages tourmentés sont orphelins et, désormais, ils ne connaîtront plus de nouvelles déclinaisons. Si ses petits paysages à la tempéra, avec leur atmosphère si particulière, méritent attention c’est encore dans les représentations plus fantastiques, où interviennent des personnages symboliques, souvent des femmes aux expressions torturées, aux doigts croisés, que l’œuvre de l’artiste atteint sa dimension très personnelle, qu’elle dépasse le réel pour gagner un monde ésotérique. Dès lors, cette peinture ne devient pas facile, le spectateur doit être attentif et doit faire un effort particulier pour découvrir toute la richesse de ces thèmes intimistes. Comme dans cette petite interprétation, un peu sombre, intitulée « Petits pois », qui nous montre une cosse ouverte avec des graines se métamorphosant en femme, ou cette autre vision inquiétante s’il en est, « La belle étoile », qui dépeint les chaires boursouflées d’une femme pendue et, peut-être encore plus étonnant ce tableau sur papier : Le cheval se cabre et se tord sous la Porte des Vents, énorme et inquiétant, il occupe le centre de la composition. Sur cette porte des silhouettes minuscules sont les témoins impuissants d’une scène dramatique. Elles observent un personnage affolé, au premier plan, qui se jette à l’eau – Pourquoi ? En prêtant attention on remarque qu’un autre, délicatement suggéré, est en train de se noyer… sous l’oeil impassible du héron. Pierre Dancette est un vrai peintre, doublé d’un poète, qui se soucie guère des courants, et qui traduit visuellement, parfois par écrits en prose ou en vers, ce qu’il ressent. Ainsi, nous avons non seulement l’art, mais pour notre plus grand plaisir, le fantastique et l’imagination dans l’art. Infirmier à l’hôpital psychiatrique, car il faut bien vivre, Pierre Dancette a connu l’époque de la camisole mais aussi celle de la piqûre de diversion qui fixait la démence du patient sur une démangeaison provoquée. A n’en pas douter, cette activité professionnelle n’est pas sans avoir eu quelques répercutions sur sa vision d’artiste, elle explique sans doute bien des sujets, bien des interprétations troublantes. « Exhumées d’un vieux carton, voici ces quelques aquarelles, gouaches, ou même aquarelles à la gouache, ébauches reprises au cours des années 70 d’une série de paysages démoniaques peinte sous le coup de la découverte de l’œuvre littéraire de H.P. Lovecraft. Certaines d’entre elles ont été dispersées au profit d’amateurs, jeunes pour la plupart, et dont je n’ai plus de nouvelles. Ce sont des paysages, tous sans personnages, mais que je jugeai d’inspiration fantastique. Vraiment, Lovecraft m’a alors influencé plus que quiconque excepté peut-être Jérôme Bosch, Insignis Pictor des Paradis et des Enfers. La richesse des descriptions de Lovecraft dans les paysages de toutes sortes, les détails des montagnes hallucinées, des collines grotesques, des cours d’eau improbables, qu’il associe si bien à son monde onirique sans borne, son sens délicat du fantastique… tout cela, bien sûr, m’a profondément touché, fait rêver et m’a guidé dans l’ébauche des tableaux. Alors, on peut dire que H.P. Lovecraft ainsi que Jérôme Bosch, son aîné dans la nuit des temps, ont donné un immense élan à ma façon de peindre. »

De notre correspondant Marc Vérat

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Edito de mai

Sale temps : les giboulées de mars sont tombées en avril, la météo politique est lourde et orageuse, mai va débuter dans la tempête médiatique, continuer dans les règlements de compte et une nouvelle campagne législative, sans doute d’arrangements et de compromis… Sachons parfois être inactuels, prendre de la distance, garder ses convictions, mais laisser les hommes et les femmes dont c’est le métier mener leurs bras de fer avec le camp d’en face. Préférons aux assauts télévisés, la quiétude des isoloirs où s’exprimeront des convictions solides, peu susceptibles d’être bousculées par les rebondissements et les coups bas médiatiques. Préférons la quiétude de nos toiles et de nos pinceaux, l’appel de nos pages blanches et la magie des mots alignés en pensées philosophiques, en contes ou en romans. Prenons chaque fois que cela est possible le temps de la création et de la réflexion.

Pierre Duriot

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