Les peintres du mois de février 2012

Publié: janvier 28, 2012 dans peintures, arts

Michel Chastaing, dessins et monotypes, en exposition à la librairie le Cyprès, du 24 février au 17 mars.

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Rocio Vargas-Mauclair à Vision d’artiste du 09 février au 14 mars. vernissage le 19 février à partir de 16 heures. Voir une vidéo de l’expo.

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Galerie Arko : Double mixte 2 Le double et son modèle : Exposition du 11 février au 8 avril 2012

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Exposition L’Autre-é-moi de Kaji à partir du 18 janvier

Du 18 janvier au 18 mars dans la salle RN7, la MCNN accueille l’exposition L’autre-é-moi proposée par l’artiste Kaji.
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Le peintre Nivernais Marc Vérat fait passer un lien pour découvrir l’oeuvre d’un autre Nivernais, Pierre Dancette : http://pierre-dancette.over-blog.com/

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« Didascalicon » du 25 février au 08 avril au palais ducal

Comme un artiste d’un futur très lointain qui aurait compressé des époques antédiluviennes en une ère des débuts de l’humanité, Soraya Rhofir a rassemblé des figures de l’iconographie ancienne et d’autres, de notre époque moderne. Nos mythes passés, recomposés sur papier et carton, nos héros modernes tirés de leurs écrans plats, débarrassés de leurs pixels informatiques, voisinent dans un bestiaire improbable. L’œuvre intègre le palais ducal, côtoie les mêmes siècles, les rassemble, comme si, vus de très loin dans le temps, ils pouvaient être assimilés en une seule époque, précaire, au cours de laquelle l’homme aurait créé des représentations finalement aussi futiles les unes que les autres, tout juste destinées à intégrer un diaporama de carton pâte sensé rappeler aux générations futures et lointaines les balbutiements de leur histoire. C’est de l’art contemporain, il y a matière à réfléchir, à penser, à délirer même. L’artiste explique cela très bien dans un fascicule distribué à l’entrée où l’on retrouve le mot « Didascalion » comme synonyme d’encyclopédie et qui donne fort justement son titre à l’œuvre. Mais le « bestiaire » se suffit à lui-même pour ceux qui ne voudraient ni lire ni penser. Sympathique, coloré, évocateur, il séduira petits et grands qui justement doivent défiler en touristes ou avec les maîtresses d’écoles. Seconde édition de la collaboration entre le centre d’art contemporain de Pougues-les-Eaux et la mairie de Nevers, l’exposition a été inaugurée vendredi soir par de nombreux élus et personnalités de l’art. A ne pas manquer jusqu’au 08 avril prochain.

Pierre Duriot                                       Voir la video

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« Horizons maritimes » : la dernière sur le môle de Locmaria au petit matin

Retrouvez la série sur http://duriot.wordpress.com

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Rocio Vargas et les couleurs de l’espoir

 

Rocio Vargas-Mauclair expose en ce moment chez Frédéric Barbier, à Vision d’artiste. Elle a animé dimanche 19 février, un vernissage très fréquenté par de nombreux amateurs de peinture et ses amis de La-Charité-sur-Loire où elle réside. Gaie, souriante, l’artiste est à l’image de sa peinture, spontanée, colorée, enjouée. Pas de calcul, pas forcément de construction, l’abstrait de Rocio Vargas est teint d’émotions, de soleil et de musique. Elle essaie de poser sur ses toiles sa propre sensibilité, ses prières de croyante, ses espoirs dans le temps et la vie qui passent. Couleurs intuitives de la vie, couleurs colombiennes, latines, héritage de l’enfance de Rocio, l’abstraction naît en musique et évoque l’humeur du moment. L’artiste propose en cette période froide et sombre, un pré carré de son soleil quotidien. Jusqu’au 14 mars.

                    Pierre Duriot                      Voir une vidéo de l’expo

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Indiscrétions d’atelier : Claire Gauthier : « Entre Loire et vignes »

Claire Gauthier a ouvert son atelier où elle prépare une nouvelle série de toiles intitulée « Entre Loire et vignes », inspirée par les paysages du Sancerrois. « Lespeintresdenevers » proposent en exclusivité deux exemplaires de cette création en cours sur la page du peintre dans le site http://www.lespeintresdenevers.com rubrique : le site. 

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ARKO : Double mixte : samedi soir 10 février

Dehors, il fait un froid de canard. Les visiteurs sont rentrés, emmitouflés comme des panaris. Ils sont serrés les uns contres les autres dans la pièce exigüe de la place Mossé, chez ARKO. Le « happening » est imminent. Deux jeunes artistes convient les spectateurs jusque dans une œuvre improbable de bandelettes remplies d’écritures, à même le sol, avec un vidéoprojecteur qui ressasse inlassablement une parodie d’Indiana Jones, lui aussi au ras du sol. La lumière s’éteint. L’artiste empoigne un néon portatif, pose dans un halo, comme Christophe Lambert dans les tréfonds sombres du métropolitain, dans le film « Subway ». Les deux hommes s’affairent, ramassent les bandelettes, les lisent à haute voix, mélangent des suites de mots, des petites maximes, quelques vérités définitives, sans véritables liens entre elles, comme les célèbres mots des cadavres exquis, sentis et artistiques mais incohérents. Le public est sage comme une image, constitue la toile de fond de cette moderne cène, ce repas de mots rondouillards que se partagent les artistes du lieu. La scène a quelque chose de tribal, de païen, de vaudou même, chichement éclairée, blafarde et incompréhensible pour celui qui en aurait raté le début. C’est de l’art contemporain. La saynète illustrait la nouvelle exposition d’ARKO, une seconde édition du « Double mixte » à voir jusqu’au 8 avril prochain et intitulée « Le double et son modèle ». Sur une proposition de Thierry Chancogne, les artistes ont étudié les correspondances entre un original et sa copie avec des créations comme toujours déroutantes, par certains aspects, mais assorties d’un livret explicatif et des fins mots distillés par Cécile, la gardienne des lieux, toujours dévouée envers ses visiteurs.

Pierre Duriot

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Douze mois, douze peintres

Depuis 2005, les responsables de la maison d’accueil pour personnes âgées dépendantes Daniel-Benoist de Nevers, invitent un peintre par mois. Autodidactes, peintres confirmés, ils se succèdent sur des cimaises réparties dans le hall pour le plus grand plaisir des résidents et de leurs familles, toujours surpris et intéressés par des œuvres constamment renouvelées. Mais comme l’art a également une grande valeur humaine, améliore sensiblement le bien-être et libère des angoisses, l’un des aides soignants, Jacques Bernard,  anime un atelier de pratique artistique à vocation thérapeutique dont les productions sont également visibles dans la salle de restaurant. Vendredi soir dernier, 10 février, une sympathique cérémonie regroupait les douze peintres exposants de l’année 2011 pour un moment convivial proposé par Lydie Richard, coordinatrice, sous la direction d’Isabelle Denizot, responsable de l’établissement. Les artistes Viney, Notebaert, Tabuteau, Riand, Prompt, Basset, Morel, Bernon, Poutriquet, Gracedieu, Allaxx et Bernard, étaient présents ou représentés afin de clore une saison d’expositions. Actuellement, le Nivernais Bernard Follis propose une très belle série de toiles, à voir en février.

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Régis et Pierre compagnons de route

Régis Paranque, à droite en compagnie d’une lectrice et de Jean-Luc Dechauffour

De Pierre Mendès-France à Pierre Bérégovoy, « L’honneur en politique » est un livre témoignage inspiré par des jeunes sympathisans socialistes, des jeunes à la recherche d’une histoire de leurs idées, des proches de l’auteur, dans l’attente d’un récit authentique. Régis Paranque a fait le lien entre les deux grands hommes politiques. Il était étudiant à la chute du gouvernement Mendès-France en février 1955 et a fait partie de cette frange du parti socialiste ralliée à Mendès-France et comptant Bérégovoy dans ses rangs. Le futur premier Ministre de la France, futur maire de Nevers, était à l’époque basé à Rouen, en tant que représentant du syndicat Force-Ouvrière et militant du Parti Socialiste. Régis Paranque témoigne des années de route, comme membre du cabinet Bérégovoy, chargé de mission et plus largement compagnon de route et d’idéaux. François Hollande, rien moins, préface l’ouvrage et l’auteur, qui crût un temps oublier tout cela dans les replis du temps, remonte à la surface de la petite histoire des socialistes quelques briques, parties intégrantes de la grande histoire de l’Etat et des hommes d’Etat. Il était jeudi soir 09 février en séance de dédicaces à la maison de la Presse, à Nevers, accueilli par le libraire Jean-Luc Dechauffour.

Pierre Duriot

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Pac des Ouches – Samedi 4 février 2012 –

 Nathalie Blondeau : Dans l’ombre naît la lumière…

Nathalie Blondeau expose au PAC des Ouches des tableaux faits en matériaux de récupération : Les cadres, des pétales de pavot, du tissu et même des filtres à café viennent se superposer au papier de verre de façon toute naturelle avec un effet visuel des plus surprenants. Cette artiste avoue « adorer dessiner depuis l’enfance » et aimer « la récup’ ». Elle ajoute : « Les encombrants, j’adore. D’une valise, j’ai fait un théâtre d’ombre. » Ainsi, on peut voir un arbre dont le tronc est né d’un filtre à café. On apprécie très rapidement un jeu de transparence souligné par l’éclairage à l’avant ou à l’arrière. Toute une oscillation entre transparence et opacité. La pièce est sombre car comme le dit Nathalie Blondeau : « Si c’est trop éclairé, on ne voit pas » ; d’où le titre de l’exposition qui résume aussi un mode de pensée, une philosophie de vie : « C’est tout ce qu’on cultive en soi quand on n’a pas pignon sur rue ». Nathalie Blondeau trouve son inspiration dans la nature. Elle se promène souvent avec un carnet de croquis. Elle représente des arbres du Morvan, du Mont Beuvray et des alentours de Chaumeçon à toutes les saisons. On peut remarquer de même, une influence de l’art africain, avec des masques ou statuettes s’invitant dans un paysage des plus colorés. Ses œuvres sont riches en couleurs, chaleureuses et « en mouvement » : les branches des arbres forment des arabesques, des petits bulles lumineuses s’envolent autour des pétales de fleurs… Ses enfants sont une autre source d’inspiration. D’ailleurs, Malo, son fils, joue volontiers le guide et nous explique que l’arbre dont le tronc est fait avec un filtre à café ressemble à « un arbre d’or » ou qu’une autre œuvre représente « un oiseau qui regarde la lune ». Alors, retrouvons ce regard d’enfant et laissons notre imagination s’exprimer et peut-être distinguerons nous une petite fée, cachée à l’intérieur d’un des tableaux qui est d’ailleurs la première œuvre de la série. Ce personnage est un clin d’œil à un spectacle mis en scène par Nathalie Blondeau : Danse son ailleurs. L’espace du Pac des Ouches aide volontiers à ce voyage intérieur avec un éclairage tamisé et un fond musical oriental qui accompagnait le vernissage ce soir-là.

Gwenaële Boukdeir

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Jean-Louis Magnet est…   Hanami

JL Magnet au jeu de l’interview, samedi matin 04 février au bar La-Pause à Nevers.

Hanami, « Regarder les fleurs » en japonais. Jean-Louis Magnet, peintre, est en contemplation devant les fleurs et signe une démarche artistique inhabituelle, aux couleurs et à la thématique typée « Pays du soleil levant » mais traitée avec des pétales d’ici, les pommiers, magnolia et cerisiers de la région. L’artiste part de photos, attrape quelques détails, les agrandit selon la méthode des carreaux, celle qu’on employait pour dessiner des cartes de géographie à l’école, dans les années soixante. Il peint ensuite ces agrandissements sur de petits carrés de papier, traite chacun d’entre eux comme une œuvre indépendante, puis les juxtapose pour créer une œuvre puzzle où parfois des manques laissent aux spectateurs le soin d’imaginer une partie du travail. L’ensemble est marouflé sur une toile classique de peintre. Hanami est née, vit bien. La série se promène dans toute la France. Jean-Louis Magnet travaille dessus depuis cinq ans maintenant et ne se sent pas arrivé au bout de l’exploitation de l’idée. Pour la centième toile d’Hanami, il a imaginé une œuvre virtuelle, dont les carrés ne seraient jamais collés mais expédiées aux quatre coins d’un monde via une commande par internet… à voir. Chaque carré est un gros plan et chaque tableau un détail, un rouage de vie produit par la nature, une construction biologique harmonieuse et colorée saisie à un moment de la journée particulier avec sa lumière du matin ou du soir. Ode au vivant, regard admiratif et bienveillant posé sur ces petits agencements moléculaires qu’on appelle la vie, la série Hanami révèle une ineffable croyance en la nature, un optimisme immodéré du peintre pour les choses de la vie, les liens humains et les rencontres. A voir au Conseil général de la Nièvre du mercredi 08 février jusqu’au 2 mars. Vernissage le 08/02/12 à 17h45.

Pierre Duriot                                             www.jl-magnet.com

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Karyn Juge : le charme des émotions

Karyn Juge rayonne sur le hall de la Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre, diffuse le fruit de ses émotions puisées à la source du monde et réinvesties sur de grandes toiles aux tons vifs et aux traits acérés. La joie côtoie l’angoisse et la colère répond à la tristesse, mais aux yeux du spectateur, tout peut s’inverser et chacun vibre aux abstractions, à l’unisson ou en opposition avec l’artiste. Elle laisse échapper les sentiments glanés dans les moments de la vie, peint sa toile par les quatre côtés, affectionne les gestes amples, les couleurs vives de l’ivresse émotionnelle et les univers immenses qui happent le spectateur dans la toile. Au-dessus des œuvres planent quelques mots évocateurs, des choses de la pensée humaine, claires et obscures. Et au sol, une marelle des états d’âmes incite à une exploration plus intuitive des œuvres en présence. Karyn pratique aussi la photo et l’éventail de ses créations devrait avoir pignon sur le web d’ici quelques clics de souris, le temps d’accoucher d’un nouveau site. Le blog, « Les peintres de Nevers », en communiquera l’adresse.

Pierre Duriot

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Le Groupe en assemblée générale

Photo : de gauche à droite : Marie Feldbusch, Frédéric Barbier, Daniel Bourcier, Daniel Robillard et Colette Houbron.

Frédéric Barbier présidait l’assemblée générale du Groupe d’émulation artistique du Nivernais, samedi 28 janvier, au palais ducal, devant de nombreux adhérents issus des rangs des peintres et des amateurs d’art. Il a retracé une année riche en événements de toutes natures, salons, expositions, animations, publics ou réservés aux adhérents, notamment à travers les différents ateliers de pratique artistique. Le point d’orgue aura été la dernière biennale avec la venue du groupe Libellule qui a proposé, en décembre dernier au palais ducal, une exposition de classe internationale. Le président a résumé de l’esprit du groupe avec quelques mots : partage, accueil, création, écoute… et devoir de mémoire envers les artistes disparus. A ce titre, un court hommage a été rendu à l’aquarelliste Annette Bourgeois, disparue cette année. L’année 2012 s’annonce également riche en manifestations et située dans un esprit « d’action et d’optimisme ». En dernier lieu le conseil d’administration a renouvelé deux de ses membres, démissionnaires. Ont été élus à l’unanimité Michèle Corbier et Pierre Duriot.

Site du Groupe :  http://legroupe.eu/

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Edito de Février : C’est toujours l’hiver, entre pluie et neige, on ne sait plus comment s’habiller. Justement, la période est propice aux activités d’intérieur. Je viens de croiser Lucien Verdenet, il travaille, il peint, il va nous sortir une de ces séries dont il a le secret, à la fois surprenante et enthousiasmante. En fait tout le monde travaille plus ou moins, les expositions à prévoir le sont toutes pour le printemps, l’été et l’époque est aux préparations. Durant ces mois d’hiver, nous serons aux aguets pour avoir quelques indiscrétions sur ce qui se trame dans les ateliers des uns et des autres. Les expositions ne s’arrêtent pas pour autant. A voir Kaji, à la Maison de la Culture de Nevers et pas mal d’autres événements. Le PAC des Ouches reste un endroit perpétuellement actif, la galerie des Chapelains, Vision d’Artiste, le Conseil général, continuent leurs programmations. Et dans le blog, de nouvelles plumes s’essaient à la critique artistique : voir en janvier. Tout sera à suivre sur vos pages habituelles.

Pierre Duriot

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