Les peintres du mois d’octobre 2011

Publié: septembre 26, 2011 dans peintures, arts

à venir

Michel Kolsek au Crédit-Agricole, rue François-Mitterrand à Nevers.

Mois de la photo au Conseil Général

Bertrand Devin en concert à Nevers le samedi 5 Novembre à La Licorne à partir de 21h30 : reprises

Henri Perceau chez Vision d’artiste : vernissage dimanche 23 octobre

Les sculpteurs et photographes chez Lucien Verdenet au Guétin.

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Ducu, photographe, invité par le Comité de Jumelage Nevers-Curtea-de-Argès, expose à l’hôpital de Nevers.

De gauche à droite : Dominique Laroche : président du CPCN, Jacqueline Boujon : présidente de l »amicale, Ducu : artiste photographe et Guy Pommeau : coprésident de l’Amicale.

Ducu voyage dans les pays nordiques, préfère le froid qui lui rappelle sa Roumanie natale où le climat continental de l’hiver n’a rien à envier aux pays du nord. Au cours de l’été 2010, il a posé ses appareils sur les contrastes de l’Islande, saisi la glace et le feu, la mer et la lave. Pour la troisième fois en visite à Nevers, il a été accueilli par le Comité de jumelage, Nevers/Curtéa-de-Argès qui le connait depuis ses débuts et présente son exposition dans le hall de l’hôpital de Nevers jusqu’au 27 novembre prochain dans le cadre du mois de la photo. A découvrir donc et sinon l’artiste a un site internet : www.photoducu.ro

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 Librairie des Cyprès – Samedi 22 octobre 2011- Vernissage

Exposition de photographies d’Isabelle Robbe et Sylvie Roche :

Un autre regard sur la lecture… une autre lecture du regard

Isabelle et Sylvie, amies de longue date décident « au cours d’une dînette dans la cuisine », de tenter cette belle expérience que de prendre des personnes dans différentes situations de lecture – ainsi commence cette histoire qui ne semble pas prête de s’arrêter. Tout s’est très vite enchaîné après avoir échangé leurs idées de scénarios, elles ont cherché dans leur entourage à qui cela conviendrait. Cette œuvre s’est ensuite nourrie des échanges car comme le dit Isabelle Robbe : « On a discuté autour de la lecture : une idée fait naître une autre idée. » Par exemple, on peut voir une photographie représentant une femme assise sur un fauteuil entrain de lire tandis que des enfants courent autour de ce fauteuil, donnant l’impression que le temps s’arrête pour cette personne qui lit- un instant de répit dans cette vie trépidante de mère. Cette femme a raconté son histoire avant d’être prise en photo : elle s’isolait pour lire et ses enfants venaient toujours à cet instant, comme jaloux du temps que leur mère consacrait à la lecture. Un autre modèle, Marie-Josée, explique -quant à elle- qu’« au départ, on nous a demandé de choisir un livre » et qu’elle voulait être prise en photo avec le livre Les femmes qui lisent sont dangereuses comme un hommage à « cette lente conquête de la lecture par les femmes. »

 On comprend donc pourquoi ces photographies de lecteurs racontent chacune une histoire : certaines plutôt humoristiques, d’autres plus poétiques. L’une d’elle peut même générer un certain malaise : tandis qu’une femme les yeux bandés lit un livre sur la greffe du visage. Elles éveillent des souvenirs de lectures s’entremêlant avec des situations de vie. Quand le quotidien rencontre la fiction, on se prend à rêver et on en oublierait presque qu’on se trouve dans une librairie. On redécouvre ainsi les livres qui semblent participer à cette œuvre comme certains qui ont entrepris de cacher des photographies…  Isabelle Robbe et Sylvie Roche ont été étonnées de « l’engouement de chacun pour faire une image ensemble comme s’il s’agissait pour ces derniers d’un moment de méditation. » Elles-mêmes ont beaucoup apprécié cette expérience artistique et humaine. Isabelle Robbe ajoute : « C’est le début d’une aventure, un prétexte à la rencontre. » On peut dire qu’elle commence plutôt bien car il était difficile de se frayer un chemin entre deux rangées de livres. Les neversois ont répondu à l’appel et en ont même profité pour acheter des livres ! A suivre…

Gwenaële Boukdeir

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Pac des ouches – Samedi 22 octobre 2011

Nièvre- Kabylie 4

A 18h30, j’ai pu assister à la lecture de textes écrits par des femmes écrivaines d’Algérie par le Manège du Cochon Seul. Quoi de mieux que des femmes pour déclamer les textes d’autres femmes : femmes torturées, joyeuses, révoltées ou résignées mais pleines de vie même au seuil de leur mort. Conscientes d’un destin qu’elles ne peuvent pas toujours contrôler mais femmes rebelles malgré tout, touchantes par leur lucidité. Les spectateurs ont voyagé hier soir en écoutant différents instants de vie de femmes algériennes. Qui n’a pas senti un instant « l’odeur de semoule grillée, de miel et de fleur d’oranger » ou a cru entendre l’appel à la prière « des muezzins des nombreux minarets » ?

Qui n’a pas entrevu à cet instant ces « femmes secrètes drapées de voiles noirs » ou ces femmes oubliant un instant toute pudeur et se laissant entraîner dans une danse incessante, « se déchargeant des détresses rentrées dans un épuisement salvateur» ? Ces textes se terminent par une lueur d’espoir qu’éveillent « les youyous » des femmes algériennes : « un rayon de soleil, une moisson du ciel. » Un silence respectueux ponctue ces lectures tel un instant de recueillement ou un désir de faire durer encore un moment ce voyage envoûtant et troublant…

Gwenaële Boukdeir

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Atelier Magnet-Perrin

Une vitrine presque comme une autre, rue Saint-Etienne à Nevers. Un atelier d’artiste en fait, celui du duo Jean-Louis Magnet et Maxime Perrin. L’un est un artiste confirmé, enseignant en arts plastiques. L’autre est un jeune en devenir. Ils partagent ce carré de créativité depuis un an maintenant et samedi dernier avait lieu l’anniversaire de l’ouverture des lieux. Jean-Louis Magnet avait invité ses proches, sa compagne, sa fille, qui a donné un happening musical, chant-guitare, en live dans la rue et Maxime Perrin avait drainé un public d’amis pour un anniversaire sympathique, ode à la peinture et à l’amitié. L’un et l’autre auront régulièrement leurs actualités artistiques à suivre dans A-ART2, sinon, l’atelier est ouvert au public.

Pierre Duriot

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Mains d’artistes à Garchizy

Gros succès populaire pour ce week-end consacré aux artistes certes, mais également aux artisans et loisirs créatifs. La manifestation a vu défiler des dizaines de visiteurs et surtout des enfants devant qui les artistes ont multiplié les démonstrations.

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Une presse à Monotype chez Bénédicte

Photo : de gauche à droite, Annick Friaud, Bénédicte Notteghem, Maja Baumgartner et Aymeric Behaghel.

L’atelier-38 de la rue de barre a un an. Un petit cercle d’amis, d’élèves et d’artiste s’est retrouvé vendredi soir autour des représentants du Crédit-Agricole, généreux sponsors de cette école d’art. Dans le cadre d’une commission d’initiative locale, la demande de presse à monotype formulée par l’atelier a été prise en compte pour son originalité et satisfaite par la banque. Avec ce nouveau matériel l’atelier pourra étendre sa pratique à la gravure sous la houlette de l’artiste Michel Chastaing. Un sympathique apéritif a regroupé les habitués des lieux et les représentants de la banque : Aymeric Behaghel, président de la Caisse locale, Joël Nicoulaud, président de la commission et Annick Friaud, responsable de l’agence Nevers-Merciers.

Pierre Duriot

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Dimanche 08/10/11 : Bertrand Devin au Mossé

Photo : Bertrand Devin, à gauche et un ami.

Comme un cow-boy solitaire, avec sa guitare et sa voix, Bertrand Devin a tenu en haleine un bar Mossé comble, dimanche soir, à l’heure où on digère encore une sortie de table tardive chez belle-maman, un jour de pluie. Sans rire, il connait son métier, gratte avec force et justesse, régale les oreilles avec un répertoire multi-langues, multi-rythmes, toujours très enlevé, n’hésite pas non plus à inviter un copain, impromptu, pour accompagner un ou deux morceaux. Le neversois réalisait là une prestation en dehors de son habituel groupe. Des indiscrétions dans la salle m’ont permis d’apprendre que l’homme était chanteur dans un groupe de rock engagé sur un parcours musical menant à la célébrité. On en saura peut-être plus si la quête aboutit. Dimanche soir, l’aperçu de son talent a permis à une quarantaine d’auditeurs de passer une bonne fin de week-end avec des reprises souvent arrangées à la sauce personnelle, airs connus empruntés à des groupes mythiques autant qu’à des presque anonymes. Eclectique, au jeu de guitare musclé, à la voix chaude et puissante, Bertrand Devin sera à suivre en solo ou en groupe, dès la prochaine sortie.

Pierre Duriot

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Vernissage du vendredi 7 octobre à 18h00 – Galerie des Chapelains

Pierre Gillon, un amoureux de la nature en toute modestie.

Alors qu’il peint depuis 60 ans, Pierre Gillon se réclame d’une modestie qui doit selon ce dernier « être le propre du peintre ». Il ne cherche pas à peindre un paysage mais « c’est le paysage qui vient vers moi ou qui ne vient pas ». Ainsi, se sent-on très rapidement transporté dans son univers en contemplant ses aquarelles et gravures de différentes époques de son œuvre dont le point commun est la nature. Ces toiles attirent l’œil par des effets de lumière, des subtilités cachées qui donnent envie de voir plus loin. Autant de forêts que d’invitation à la traversée, autant de mers que d’invitations au voyage.

Ci-dessus une toile : Les grands arbres du grand hôtel qu’il a peint afin de défendre les arbres centenaires de la commune de Val-André menacés par la construction d’une résidence hôtelière. Ceci lui a valu une réponse du ministre Frédéric Mitterrand et le projet a été revu afin de préserver les arbres.

L’artiste nous guide dans ce voyage en nous contant histoires et légendes qui ont pu inspirer ses toiles telles que la légende de Wang So. Ce dernier aime à citer Marguerite Yourcenar et admire des peintres tels que Turner que l’on surnomme le « peintre de la lumière ». Vice-président du Salon du dessin et de la peinture, médaillé des Arts et des lettres, grand prix humanitaire de France aux services rendus aux Arts, Pierre Gillon est un homme modeste qui reconnaît que sa meilleure rencontre a été celle de la nature. Pour cette raison, il soutient que « notre devoir à tous est de préserver la nature ».

Il souhaite transmettre ce message aux enfants qui selon lui « ont encore une écoute que les adultes n’ont plus. » Peut-être sait-il réveiller en chacun son âme d’enfant car ses toiles ne seraient-elles pas en train de prendre vie pour quiconque aurait tendance à s’approcher quelque peu et à essayer de distinguer un bateau dans la pénombre ou des personnages derrière ce brouillard…? Pierre Gillon nous invite à voir au-delà de l’apparence, de la technique afin d’observer « le mouvement » de la toile et d’ « écouter » cette dernière.

Par Gwenaële Boukdeir

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Onze artistes chez Lucien

L’actuelle exposition  programmée par Lucien Verdenet a quelque chose d’étonnant. L’homme retrouve en premier lieu l’une de ses vocations artistiques à travers la promotion de ses collègues. Ainsi les onze artistes présents jusqu’au 30 octobre ont pour unique point commun leur amitié avec le peintre du Guétin. Mais surtout, ce choix effectué par le galeriste a permis de rassembler, dans la première salle, une série de photographes patients devant leurs sujets animaliers toujours saisis au plus magnifiques de leurs moments de vie. Egalement, scènes de ma vie quotidienne, paysages, sujets étonnants, prolongent l’exposition dans la seconde salle également habitée de sculptures de pierre et de bois qui répondent avec force aux clichés des photographes locaux.

Photo : une partie des artistes avec à droite, Lucien Verdenet.  

La dernière salle enfin, contient les œuvres du maître des lieux, Lucien Verdenet qui, de son point de vue, a peu travaillé dernièrement. Quoi qu’il en soit, il a tout de même trouvé moyen de présenter des toiles magnifiques et des poteries qu’on aimerait trouver chaque jour sur sa table. Il voisine avec le clou du spectacle : le crash d’Icare. La sculpture monumentale trône au milieu de l’arcade, prodigieuse, inattendue, rouge brique. Elle évoque une allégorie plus que le mythe d’Icare. Un mannequin grandeur nature, engoncé dans un harnais de bois et d’articulations, emplumé jusqu’aux extrémités, rejoint avec fracas la terre de ses ancêtres. Allusion peut-être à la chute actuelle de l’empire financier, des rêves technologiques hors de prix… ou plus vraisemblablement une passion du sculpteur pour cet épisode impensable du premier homme dans les airs ? J’allais prendre la photo pour montrer à tous les internautes la majesté de l’ouvrage quand… plus de piles dans l’appareil. C’est bête hein. Alors il va falloir se déplacer jusqu’au  Guétin pour voir à quoi ressemble cet Icare et admirer toutes les photographies et sculptures rassemblées.

Pierre Duriot

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Vient de paraître : le dernier ouvrage de la jeune illustratrice nivernaise Virginie Rapiat : « La nature en fête »

Textes de Catherine Latteux, illustrations de Virginie Rapiat
Editions Planète Rêvée : Octobre 2011 : ISBN : 978-2-917871-17-1 : Prix : 14 €

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Salon d’automne en été

Au premier plan à gauche, le maire de Nevers et Nelly Madoulet et au micro, le président Frédéric Barbier.

Les visiteurs étaient très nombreux vendredi soir pour un salon d’Automne plus que centenaire organisé par le Groupe d’Emulation artistique de Nevers, sous la présidence de Frédéric Barbier. L’art était à l’honneur, avec la venue de Nelly Madoulet comme invitée, mais également l’accueil personnalisé de quatorze nouveaux membres. A noter cette année, une recrudescence de sculptures. Florent Sainte-Fare-Garnot, maire de Nevers a expliqué l’attachement de la municipalité à cette association régulièrement soutenue au fil des décennies et appelé, en ces temps de crise économique, à écouter des artistes, en phase avec leur époque, éclaireurs d’avenir et défricheurs d’idées. Frédéric Barbier a rappelé son souci permanent de voir le niveau artistique de cette manifestation maintenu et même rehaussé avec des peintres de marque en invités d’honneur et l’accueil d’artistes locaux reconnus. A l’issue de la manifestation, dans l’ambiance estivale de ce début d’automne, un vin d’honneur a été proposé par les partenaires réguliers de l’association. L’exposition est à voir jusqu’au 15 octobre prochain.

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